Pôle de traitement de déchets ménagers
Par Jean-Pierre le vendredi 24 février 2012, 15:22 - General - Lien permanent
Arrêt de la cour administrative d’appel de Lyon
L'Arrêt rendu par la Cour d'Appel de Lyon le 16 février dernier n'a
aucune incidence sur la poursuite de la construction de
l'incinérateur.
Ce qui est présenté comme une victoire est en fait un nouveau revers
pour Serge Godard et ses amis.
Les propos qui sont prêtés à Alain Bardot dans La Montagne du 23
février sont des contre-vérités.
Aucune remise en cause du projet n'est envisagée car l'arrêt de la Cour
d'Appel de Lyon annule la "prorogation de la Déclaration d'Utilité
Publique" et non pas la DUP elle-même.
Il s'agit d'une décision sur la forme et non sur le fond. Ce qui est reproché à
la dite prorogation ce sont des modifications mineures du type "ajout
d'équipements" qui sont intervenues entre le 23 mai 2005, date de la délivrance
de la DUP en Conseil d'Etat, et le 20 mai 2010, date de l'arrêté
Préfectoral.
Cette prorogation n'était en fait qu'une simple précaution pour prévenir un
éventuel retard de lancement des travaux au-delà de 5ans après la date de
délivrance de la DUP.
Il est inutile que le Préfet prenne un nouvel arrêté car les
cessions de propriété nécessaires à la construction du pôle ont toutes été
réalisées.
D'autre part, cet arrêt de la Cour d'Appel est sans effet sur le permis de
construire et sur l'autorisation d'exploiter le pôle, car leur validité a été
admise par tribunal administratif de Clermont.
Dans cette affaire le Président de Clermont-Communauté et ses amis
n'ont pas franchement brillé par leur sens de la stratégie.
Il faut rappeler que ce sont Serge Godard et ses amis qui ont décidé de la
réalisation d'un incinérateur.
Eux-mêmes ont choisi le terrain !
Et puis, pour un certain nombre de raisons pas très honorables, par
opportunisme politique, entre autres, nos élus ont « retourné leur
veste » et sont devenus des « néo-opposants à l’incinérateur ».
L'on peut s'étonner de lire les déclarations d'Alain Bardot dans la presse du
23 février s'appropriant, au nom de la ville, les terrains cédés. La vérité est
qu'à aucun moment la ville n'a été propriétaire des dits
terrains. Ceux-ci appartenaient à des particuliers ou à des organismes
publics.
Conclusion... l'incinérateur se réalisera du fait de la gestion calamiteuse de
ce dossier.