Ce nouveau conflit entre le Maire – Président du SMTC – Président de Clermont-Communauté et les syndicats est révélateur de l’incapacité de Serge Godard à conduire un dialogue social de qualité.

Il ne se passe pas un mois sans que, nous autres conseillers municipaux, ne recevions des tracts enflammés émanant du personnel municipal nous appelant à réagir contre l’autoritarisme et l’autisme du Maire.

Il y a peu, le conflit avec les assistantes maternelles a révélé au grand jour l’inflexibilité de Serge Godard.

Aujourd’hui, c’est le personnel de la T2C qui en fait les frais. Le scénario se répète. Des décisions se prennent au sein du cabinet, à quelques-uns, et ensuite on cherche par tous les moyens à les imposer.

Ce « centralisme démocratique » est tel que le passage par les structures ad hoc n’est même plus respecté.
En l’occurrence, les débats ne se tiennent pas au SMTC, ni entre les Maires de l’agglomération, mais entre les seuls vice-présidents de Clermont-Communauté issus du même bord politique.

Deux hommes au plus haut niveau se défient. Alain Martinet le Président de la T2C s’oppose publiquement à Serge Godard, Président du SMTC, attisant et renforçant ainsi la détermination des syndicalistes.
Un climat de défiance s’est installé entre le Maire et son premier adjoint.
Des clans se sont constitués. La ville n’est plus gouvernée sereinement. En subliminal, c’est la succession de Serge Godard qui se joue. Les ambitions s’affrontent et la municipalité se déchire. Faut-il alors s’étonner des errements de la Municipalité que nous dénonçons presque quotidiennement ?

Enfin, sur le fond, cette crise est l’aboutissement d’années de tensions, de dissensions et de non dits entre le SMTC et la T2C. Le choix du matériel Lohr (tramway) n’a jamais fait consensus.
Il est certainement à l’origine de beaucoup de maux.
Plus cher que la concurrence, nouveau donc non éprouvé, extrêmement mal financé (pour la Chambre Régionale des Comptes ce sont 4 421 334,31 euros qui ont été financés à tort par le SMTC en lieu et place de Lohr) et d’un coût d’entretien et de maintenance élevé.

Du coup, le SMTC est aujourd’hui exsangue et a besoin de trouver des financements pour assurer la maintenance des rames qui commencent à donner des signes d’usure (incidents, pannes, déraillements). Il pense avoir trouvé le sauveur à travers la RATP qui fort de sa puissance financière et de son expertise technique serait susceptible de muscler la T2C.

Rigidité et intolérance de Serge Godard, conflits personnels sur fond d’ambition Municipale, graves erreurs stratégiques, voici réunis les ingrédients d’un conflit dont les premières victimes seront malheureusement une nouvelle fois les Clermontois.