La France comme l’a rappelé Brice Hortefeux, ne fait qu’appliquer la loi. Les autorités Roumaines et Bulgares ne sont pas exemptes de responsabilité.

Les Roms sont Européens, ils peuvent se déplacer librement dans l’espace Européen et se fixer dans un pays. En France, ils disposent d’un délai de trois mois pour trouver du travail, un logement et justifier d’un revenu. Au-delà, ils doivent quitter le territoire, c’est la loi.
Entrés légalement, restés illégalement.
Dans les faits, le cap des trois mois est vite dépassé, ils occupent illégalement des terrains privés ou publics, ils logent dans des conditions indignes, et recherchent tant bien que mal des revenus.

Ces Roms, 9 Millions en Europe, constituent un véritable quart-monde au sein de l’Europe, depuis que l’Union Européenne s’est élargie il y a 3 ans à la Roumanie et à la Bulgarie. Ils vivent le plus souvent comme le souligne Pierre Lellouche (Secrétaire d’Etat chargé des Affaires Européennes) en dessous des « standards les plus élémentaires de la dignité humaine ».
Ces citoyens Roumains et Bulgares d’origine Rom vivent dans des campements de fortune. Les enfants ne sont pas scolarisés et les populations sont souvent victimes de véritables réseaux et trafics qui les contraignent – personnes âgées et enfants – à des activités délictueuses (mendicité agressive, prostitution).
A Clermont, il y a un camp rue Auger en face du NHE (photos). photo_Rom_1.jpg
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Placées dans de telles conditions, ces populations souffrent autant - voire plus - en France que chez elles. Elles ne trouvent pas ce qu’elles sont venues chercher. C’est la raison pour laquelle la France a raison de mettre des limites. Ainsi, il est procédé au démantèlement – dans le respect de la loi – de camps installés de façon illégale sur notre territoire, et des retours volontaires accompagnés de financements (payés par le contribuable Français) sont organisés.

Dans ce contexte, il n’est pas inutile de rappeler que c’est la France qui s’est battue à Bruxelles pour intégrer et faire adhérer la Roumanie et la Bulgarie à l’Union Européenne en 2007. Depuis le gouvernement n’a eu de cesse de mettre en garde les autorités Roumaine et Bulgares pour qu’elles prennent leurs responsabilités à l’égard de leurs propres citoyens afin d’intégrer ces populations. Car avant de prôner la libre circulation à l’intérieur des limites de l’espace Européen, il convient que chaque pays assure la protection et l’intégration de ses propres ressortissants. De plus, sous la Présidence Française, l’Union Européenne a pris l’initiative d’un sommet sur la question Rom.

Enfin, s’il ne doit y avoir de stigmatisation d’une communauté, il ne doit pas non plus y avoir de tabou. Force est de constater comme l’a rappelé Brice Hortefeux, que la délinquance d’origine Roumaine a augmenté l’année dernière de 138% sur Paris et sur les 6 premiers mois de l’année de plus de 50%.

La gauche caviar s’insurge ? Ce n’est vraiment pas dramatique.
Par contre si cela peut contribuer à éviter de nouveaux drames humains consécutifs à des espoirs déçus, tant mieux.
La France, terre d’asile oui, mais comme l’avait asséné en son temps Michel Rocard « elle ne peut tout de même pas accueillir toute la misère du monde ».