Que Serge Godard démissionne de la Présidence de Clermont-Communauté.

Parce qu’il n’a plus de majorité politique,
parce qu’il n’a plus de moyens financiers
et parce qu’il est responsable de tout cela, il doit partir.

Solidarité entre les communes, mise en commun des moyens, réduction des coûts pour une meilleure efficacité, tels étaient les objectifs affichés à la naissance de Clermont-Communauté.
Toutes les communes devaient être gagnantes. Et de manière équitable.
Où en est-on aujourd’hui ?
La solidarité est mise à mal, les dépenses explosent et la dette atteint des sommets. Le pacte fondateur établissait une péréquation financière et en appelait à la complémentarité intercommunale. Ors même si de nombreuses communes ont bénéficié de beaux cadeaux : salles polyvalentes, médiathèques, équipements sportifs, une dizaine d’entre elles n’ont toujours rien vu.
Pire, certaines doivent faire une croix sur de beaux projets déjà avancés. Gerzat vient de le constater amèrement avec l’abandon de l’espace nautique Nord. Et beaucoup d’autres ECP(1) devront attendre. Plus d’argent. Plus de quoi acheter un boulon, résumait Brice Hortefeux !
Ces difficultés financières devraient encourager les acteurs à resserrer les rangs. Hélas, c’est tout le contraire qui se produit. On en vient même à remettre en question un des piliers du pacte fondateur, la dotation de solidarité communautaire. C’est le Président Serge Godard qui après un deuxième échec dans sa tentative d’imposer une nouvelle taxe additionnelle, menace de revenir sur les modalités d’attribution de la DSC.
C’est que l’affaire est complexe. Le principe réside dans le fait que les communes jugées les moins riches, reçoivent des autres, cette dotation dite de solidarité. Ainsi, pour certaines, sa disparition entraînerait une hausse mécanique de la fiscalité allant de 10 à 55 % !
Mais au fait, qu’entend-on par commune pauvre ? Est-ce le revenu moyen par habitant, le quotient fiscal, le niveau des taxes locales ? Voilà que tout cela refait débat aujourd’hui.
Les critères retenus sont principalement les ressources fiscales de la commune et paradoxalement, le marqueur le plus faible est le revenu par habitant. Ce qui se traduit par des « bizarreries » comme cette commune de l’agglo qui se place sur le podium des communes les plus riches en terme de revenu par habitant et qui dans le même temps, parce que ses taux d’impositions sont faibles, perçoit une des plus fortes DSC. En fait, l’évolution démographique entraîne des mouvements dans la hiérarchie du top 21 de la richesse intercommunale.
Le système est à revoir. Une remise à plat des critères s’impose avant toute réforme du pacte fondateur.

Au plan politique, après avoir exclu l’opposition municipale (le Groupe UMP et Apparentés auquel j’appartiens), la nouvelle gouvernance voulue par Serge Godard a écarté les maires UMP des postes de Vice-Présidents. Au profit d’un certain nombre d’adjoints Clermontois. Et en doublant au passage leurs indemnités à hauteur de 1 800 € mensuels.
A cela s’ajoute une crise politique au sein même de sa majorité puisque le 1er Vice-Président Bertrand Pascuito et ses amis prennent un malin plaisir, à mettre régulièrement en minorité Serge Godard !

L’actualité pourrait bien précipiter les évènements. Si la nomination de Michel Charasse au Conseil Constitutionnel se confirme, il devrait démissionner de son mandat de Sénateur et laisser ainsi la place à … Serge Godard.
Et ainsi, par le jeu des chaises musicales, mes vœux pourraient être exaucés.

(1) Equipement Communautaire de Proximité