Quelques passages de mon intervention Place de Jaude, Vendredi 4 décembre à l’occasion de l’opération « NON aux IMPÔTS GODARD »
Par Jean-Pierre le lundi 7 décembre 2009, 15:57 - Lien permanent

Cette action vise à défendre les Clermontois et en particulier les plus
modestes d’entre nous et les classes moyennes.
Ce rassemblement est l’expression d’un ras-le-bol.
C’est le refus de subir en silence.
C’est la volonté de faire reculer nos dirigeants.
Un ras-le-bol, les raisons ne manquent pas. Elles sont nombreuses et se
situent clairement à 2 niveaux :
=> Les erreurs dans la gestion municipale qui engendrent des déficits
=> Le corollaire : les formidables hausses de la fiscalité locale et la
création d’un nouvel impôt. Ils en découlent.
La ville de Clermont a un vrai problème avec l’instruction des
dossiers. Elle ne sait pas prendre la moindre petite décision sans lancer
de multiples études. Pour le moindre petit trottoir, des études qui n’en
finissent pas sont élaborées par les services de la ville, par des officines
privées, par des concours divers. Et elles coûtent une fortune au
contribuable ! Et encore quand elles aboutissent !!
Un exemple : le site de l’Hôtel Dieu.
Depuis 20 ans, nous savons que ce site exceptionnel, en termes de situation, de
patrimoine historique, d’enjeux urbains, d’attractivité, va se libérer. Le
déménagement des services de l’Hôtel Dieu est maintenant imminent, c’est
l’affaire de quelques semaines.
Des études, des concours, ont été lancés. Un concours Europan a même été
organisé. Et l’on ne sait aujourd’hui toujours pas à quelles fonctionnalités ce
quartier va être dédié. On ne sait toujours pas ce que l’on va en faire.
Comment va-t-on l’aménager. On tergiverse sur les choix, les décisions. On
s’achemine vers des années de squat, bref, on patine dans la semoule.
Pourquoi ces études ne produisent pas de
résultats ?
Tout simplement parce que les cahiers des charges sont mal ficelés. Les
architectes des quatre coins de l’Europe qui ont participé au concours Europan
ne connaissent pas notre ville, son histoire, sa culture, ses enjeux. Les
dirigeants de la ville n’ont jamais évalué les besoins réels de la ville en
termes d’équipements, de logements, de commerces, d’espaces verts, de loisirs.
Ils se déchargent sur des gens à qui ils ne prescrivent aucune directives
claires et qui eux-mêmes ne savent pas ce qu’est le quotidien des
Clermontois.
Il y a encore quelques mois, il était question d’installer les services
administratifs de la Mairie, puis ceux du Conseil Général, maintenant on
apprend que ce pourrait être finalement la Grande Bibliothèque Communautaire et
intercommunautaire.
Cette BCIU précisément, nous a été présentée, Il
y a quelques années, comme le fleuron de la ville, le fer de lance de la
politique culturelle Clermontoise, comme un élément identifiant de la ville à
l’image de Vulcania ou de la Grande Halle pour l’Auvergne. Ce devait être la
2ème Bibliothèque de France.
On a déplacé la gare routière aux Salins
On a exproprié les commerçants du hall de la gare routière : coût :
1,25 M€
On a réalisé des études, fait plancher des architectes pour 3,7 M€
On a procédé à des fouilles archéologiques, coût 700 000 €
Bref, solde de l’opération, on arrive à un total de 5,6 M€ de dépenses
pourquoi ? pour rien…
La Très Grande Bibliothèque ne verra jamais le jour sur le site de la gare
routière.
La Très Grande Bibliothèque devient le Très Gros Bide.
Le Théâtre de Clermont, contrairement à ce qui
est affiché, le nouveau théâtre ne verra pas le jour avant 2014. Une incroyable
erreur de procédure a fait condamner la ville à verser un dédit à un architecte
illégalement écarté du marché. Coût pour la ville 625 000 €, des années de
retard, et un appauvrissement culturel de notre ville.
Dès 2004, la ville avait décidé de procéder à la réhabilitation de l’opéra.
On a attendu et repoussé, l’édifice a fermé en janvier 2007 après qu’un pan du
vénérable plafond se fut écroulé.
Début 2007, un concours de maîtrise d’œuvre est lancé qui va aboutir à
retenir la candidature d’un architecte parisien. Mais le projet de celui-ci est
à revoir. Cahier des charges mal ficelé. La municipalité interrompt le
processus… Pour lancer un nouvel appel d’offres. C’est là qu’intervient LA
bourde !!!
« Nous avons estimé que le premier maître d’œuvre ne pouvait pas être
candidat, car il aurait été avantagé par rapport aux autres » avoue
Olivier Bianchi, adjoint à la Culture. L’inconvénient, c’est que l’architecte
ne l’entend pas de cette oreille et porte l’affaire… devant la Commission
européenne…
Visiblement les élus clermontois ignorent les règles en matière de
concurrence européenne. Deux solutions : un règlement
amiable avec le cabinet Algrin, ou le risque d’une procédure qui pourrait
coûter très, très cher.
Le 13 juin 2008, la ville de Clermont-Ferrand opte sagement pour le
règlement amiable.
Coût pour le contribuable clermontois : 620 000
euros. (318 000 euros hors taxes au titre des prestations exécutées. Et 302 000
au titre de la “propriété intellectuelle”, puisqu’une partie des
études faites par Thierry Algrin serait reprise par le nouveau
maître d’œuvre.
Les travaux ne débuteront pas avant l’été 2010 et la livraison ne sera pas
effectuée avant mi-2013.
Coût estimé : 9,47 millions d’euros. C’est déjà trois millions de plus
que le chiffre qui figure sur le site de la ville. Sans compter les 620 000
euros payés au premier architecte.
Le SMTC Depuis l’origine du projet Tramway notre
position n’a pas variée :
=> Oui au Tram
=> Non à la manière dont le dossier est géré.
L’avenir nous a – hélas – donné raison. Aujourd’hui nous nous trouvons face à
un déficit abyssal de 10 M€ que Clermont-Communauté doit maintenant combler.
Mais comment a-t-on pu en arriver là ?
Petit retour en arrière. En 2005, un audit sonne l’alerte. Le SMTC a besoin
d’un financement urgent, à défaut, les comptes vont progressivement plonger
dans le rouge et atteindre en 2009 plusieurs millions d’euros.
Ce rapport – dit rapport Kloepfer – était connu depuis 2005 par Serge Godard.
Il s’est bien gardé de le rendre public et d’informer les membres du
Conseil Syndical. Ce n’est pas une erreur, c’est une faute. Pourquoi, parce
qu’il y a 4 ans, il était encore temps de réagir. Il était encore temps de
trouver – en douceur – des financements. Pourquoi cela n’a pas été fait ?
Parce que nous étions en période pré-électorale et il ne fallait pas affoler
l’opinion. Politiquement parlant, pour un élu digne de ce nom, c’est une
attitude bien peu glorieuse, irresponsable au plan économique et condamnable
politiquement.
Facteur aggravant, toujours dans un but électoral, le Président du SMTC a
multiplié l’extension des lignes. Il suffisait à un Maire de lever
la main pour qu’il obtienne une desserte. C’est ainsi que le coût de trajet au
départ de Clermont pour une commune comme St Genès Champanelle s’élève à
environ 20 €. Deuxième faute, parce qu’en prenant de telles décisions, on sait
pertinemment que cela ne durera pas longtemps. La preuve aujourd’hui, un audit
demande de revenir très rapidement sur plusieurs destinations.
Troisième faute, lourde de conséquences également, concerne le refus de
Serge Godard Président du SMTC, de répondre aux demandes de rencontre du
Président du Conseil Général. La haine qu’ils se vouent est publiquement
reconnue. Les conséquences le sont moins. Ors elles sont dramatiques pour les
comptes du SMTC. Cette absence de dialogue et donc de recherche de solutions de
financement, sciemment et consciencieusement entretenue, préparait des
lendemains douloureux. Et puis un jour, souvenez-vous, c’était il y a quelques
mois, les Clermontois découvrent, éberlués, à la une de leur quotidien, un
« trou abyssal au SMTC de plus de 10 M€ ». Nous y sommes. Voilà l’exemple
parfait et emblématique d’une accumulation d’erreurs devenue des fautes et qui
conduisent aujourd’hui nos peu honorables dirigeants à mettre en place des
mesures fiscales fort douloureuses.
Nous pourrions malheureusement citer d’autres exemples, sur Clermont ou son
agglomération. Je pense à la piscine Coubertin. De
mauvais calculs et des erreurs de conception ont fait trainer en longueur un
chantier dont la gestion a été pointée du doigt par la Chambre Régionale des
comptes et qui a coûté au contribuable 3,5 M€ de litiges payés pour un
contentieux perdu !
L’ascenseur de la rue Montlosier prévu pour 2005. Il a été finalement mis en
fonction il y a quelques semaines. Il avait été annoncé pour un coût de 712 000
€, mais pour des raisons assez incompréhensibles, liées à un défaut « à la
fois structurel et esthétique » du béton, il a dû être repris. Et la
facture frôle le 1 M€.
Je pense au coût faramineux d’un feuilleton nommé incinérateur
(20 M€), de l’abandon de projets comme la piscine de Gerzat, des
zones d’activité à Cébazat, du Million de litige réglé pour la
station d’épuration des 3 rivières ou encore plus près de nous les
procès avec l’architecte Margent de cette place de Jaude ou de
l’architecte Munoz congédié du Carré Jaude 2.
Vous imaginez bien que cette accumulation de déficits n’est pas sans
conséquences sur les finances locales. Ô bien sûr, on ne fait pas d’omelette
sans casser des œufs. Bien sûr, nous ne sommes pas dupes. Si un projet – public
– était mené à son terme sans surcoût, ni dérapage, dans le temps ça se
saurait. Mais à Clermont, la situation est différente. Totalement différente.
Nous sortons de la marge habituellement admissible. Nous sommes dans les
déficits incontrôlés qui nous conduisent dans le décor du matraquage
fiscal.
Concrètement, à quoi devons-nous nous attendre ?
Je vous en informe, nous le savons depuis le début de la semaine, les 3 taxes
communales, la taxe d’habitation, la taxe sur le foncier bâti et le foncier non
bâti vont une nouvelle fois augmenter en
2010.
Cette année pour 2010, je vous l’annonce, nous aurons droit une nouvelle fois à
la double peine
=> Hausse des bases : + 3% pour la taxe d’habitation
=> Hausse des taux de 2% pour la taxe d’habitation et le foncier.
Nous tenons à faire observer que le taux de la taxe d’habitation, si dans
l’absolu, 17,9%, s’inscrit dans la moyenne des taxes des grandes villes, le cas
de Clermont Ferrand est particulier. Tout simplement parce que Clermont est une
ville plus pauvre que les autres. Le potentiel fiscal par habitant est bas,
même l’un des plus modeste de l’agglomération. Donc à taux égal, les
Clermontois sont plus pénalisés.
2ème Conséquence concrète la création d’un nouvel impôt pour
tous les Clermontois, ce que l’on appelle la taxe additionnelle.
A ce propos, je souhaite rappeler un certain nombre de points, et rendre à
Cézar ce qui lui appartient. Au printemps 2008 lors de la campagne pour les
élections Municipales, un des thèmes centraux était les finances à
Clermont-Communauté. A l’initiative d’Anne Courtillé, nous avons alors révélé
l’existence d’un nouvel impôt alors en gestation. Que n’avions nous pas alors
entendu ! Vous faites une campagne qui repose sur le mensonge, c’et
honteux, même le Modem s’y était mis et avait prêté main forte au socialistes
!
Et cela avait été jugé tellement scandaleux que aussitôt élus, nous avons été
punis, sanctionnés. Il n’y aura pas de représentant de l’opposition à
Clermont-co. Et aujourd’hui nous sommes obligés d’assister dans les rangs du
public aux séances du Conseil Communautaire. Ironie du sort – si l’on peut dire
– c’est cette même taxe, que nous annoncions et redoutions, cause de notre
éviction, que nous allons recevoir de plein fout. Cette taxe additionnelle va
imposer à tous les Clermontois un effort d’environ 90 € par an. C’est le prix
de l’incompétence.
C’est la facture des erreurs de gestion et c’est la main de Serge Godard, dans
le portefeuille des Clermontois, pour apurer dettes et dificits.
3ème Conséquence : Parce qu’il faut faire rentrer coûte que coûte des
recettes, et rapidement, nos dirigeants font feu de tous bois. Un
exemple : une nouvelle loi impose une évolution de la réglementation sur
la taxation des enseignes extérieures. Alors que les modalités d’application
prévoyaient une mise en place progressive, la ville a choisi de taxer
brutalement, massivement, sans la moindre dérogation, toutes les enseignes
visibles de la voie publique, même les plus discrètes, occasionnant des coût
importants pour les commerçants.
Aussi, le matraquage fiscal aurait pu être évité. Il ne sert pas l’intérêt
général car il ne finance pas des dépenses d’avenir mais il apure des
dettes du passé.
C’est la raison essentielle pour laquelle nous le combattons.
Maintenant que faire ?
Le seul moyen dont nous disposons c’est de faire pression sur nos édiles en
nous mobilisant.
Pour cela il faut intégrer l’idée que tout est possible si la mobilisation des
Clermontois est massive, elle portera ses fruits.
- Nous allons faire circuler une pétition en ville et sur internet
pour exiger un gel de la fiscalité
locale.
- Nous vous demandons de vous mobiliser massivement à l’occasion de 2
rendez-vous :
* venir assister au Conseil Municipal du 17 décembre prochain, c’est
à 18 h à l’Hôtel de Ville
- participer à la manifestation du lendemain devant le siège
de Clermont-Co à 14 h le 18 décembre, Avenue de l’Union Soviétique (la
bien nommé !).

Pétition – Mobilisation – Manifestation, voilà ce que nous vous
proposons.
Notre revendication est simple
Nous voulons un gel de la fiscalité locale.
Nous disons
oui à un impôt modéré qui prépare l’avenir
non à un impôt qui n’a d’autre objet que d’effacer
les ardoises du passé.
