Le responsable de Réseau Enseignement sans Frontière (RESF) déclare sur Clermont 1ère "vouloir lutter contre la politique d’immigration du Gouvernement"(*)

Monsieur TANG est entré irrégulièrement en France en 2000 et ne s’est depuis cette date, jamais manifesté auprès des services préfectoraux pour faire examiner sa situation.
Madame Ping ZHOU est elle arrivée en France le 25 juin 2003 en qualité d’étudiante. Elle n’a validé aucun diplôme. En septembre 2006, elle a sollicité et obtenu une carte de séjour temporaire en qualité de commerçant pour l’exploitation d’un restaurant chinois. Ce titre lui a été délivré du 12 mars 2007 au 16 janvier 2008. Faute d’avoir produit les éléments nécessaires, le renouvellement de son titre ne lui a pas été délivré. Elle poursuit son activité commerciale dans l’illégalité.
Le 25 février 2009, la Direction Départementale de la Police aux Frontières opère un contrôle, constate les séjours irréguliers de Monsieur TANG et de Madame ZHOU. Un arrêté Préfectoral de reconduite à la frontière est pris à leur encontre. Ces derniers déposent un recours auprès des Tribunaux Administratifs de Lyon et Clermont qui vont confirmer par jugement la décision Préfectorale de refus de séjour assortie d’une obligation de quitter le territoire Français.
Entre temps, 2 enfants naissent, un de 4 ans scolarisé à l’école Nestor Perret, et son frère tout juste âgé de 1 an.

Pour ma part, je constate que :

  • Le Préfet est parfaitement dans son rôle. Il applique et fait respecter la loi votée démocratiquement par la représentation nationale.
  • Les parents, irresponsables, se sont maintenus dans l’illégalité. Ils n’ont pas manifesté depuis qu’ils sont sur notre commune la volonté de régulariser leur situation. Ils ont de plus dans cette situation on ne peut plus précaire, donné naissance à 2 enfants.
  • Ces derniers, innocents et victimes, seront probablement les plus douloureusement touchés.

En conséquence, je considère que la présence des enfants doit exclure un traitement strictement administratif du dossier. Leur cas doit être traité avec humanité.

Cela étant dit, je suis écœuré par l’attitude et les déclarations faites par le responsable de RESF (Réseau Enseignement sans Frontière) qui a décidé de littéralement instrumentaliser, à des fins politiques, cette affaire. Ceci discrédite son action et trompe les nombreux Clermontois qui, naturellement sensibilisés par la situation scolaire des enfants, se sont mobilisés.

(*) Journal "En direct de Clermont 1ère"