Visiblement, le coût important du poste « maintenance et grandes révisons » du Tramway n’a pas été un problème. Ainsi que le montre ce document daté de décembre 2001, le Président du SMTC l’aurait purement et simplement rayé d’un coup de crayon.
L’adage « Gouverner c’est prévoir » ne s’applique décidément pas à la politique menée au SMTC !!

Acte d’engagement du Tramway (Décembre 2001)
Maintenance_tram.jpg

Ce que dit la loi :
La loi LOTI exige, que la dépense que doit couvrir une collectivité s’engageant dans la construction d’une ligne de tramway se décompose en 2 grands chapitres financiers indissociables :
=> d’une part le coût de construction : site propre, équipements, fourniture des véhicules,
=> d’autre part le coût de maintenance : grosses réparations et renouvellement du matériel roulant.
Cette mesure est tout à fait logique et conforme à la bonne gestion. Elle oblige la collectivité à prévoir, dès l’origine, l’ensemble des dépenses auxquelles elle devra faire face.

Le contexte : aujourd’hui l’encours de la dette du SMTC (décembre 2008) s’élève à 246,2 M€, capital dû à cette date (dont l’emprunt de 18,75 M€ réalisé par l’achat de 6 nouvelles rames de tramway en 2008).
Le SMTC a probablement atteint le maximum de ses capacités d’endettement.
Ors le coût du renouvellement et des grandes révisons selon des hypothèses du SMTC s’élèverait sur les 20 ans à venir à plus de 140 M€, soit un demi tramway ( !) :
=> Concernant le matériel roulant, les dépenses seraient évaluées à 27,5 M€ soit :
6,9 M€ en 2016,
6,9 M€ en 2017
6,9 M€ en 2026
6,9 M€ en 2027
=> Quant au reste de l’investissement, hors matériel roulant, ce poste s’élèverait à 115,7M€ soit :
1 M€ de 2009 à 2017
4,7 M€ de 2018 à 2027
14,9 M€ de 2028 à 2031.

Question :
Aura-t-on la capacité financière de réaliser une 2ème ligne de tram à Clermont dans les 10, 15 ans à venir ?
Compte-tenu de cette nouvelle donne, j’en doute.