Un « 2ème plan de relance » est apparu. C’était le 5 février, jour de l’intervention du Président de la République. Il complète avantageusement le premier par de nombreuses mesures en faveur du pouvoir d’achat. Des mesures en faveur des plus faibles étaient déjà prescrites (anticipation du RSA, primes à la cuve, prime à la casse), mais depuis jeudi nous savons que des millions de Français vont peut-être bénéficier de la suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu (1,2 M. de contribuables), d’une revalorisation des allocations familiales, d’une meilleure indemnisation du chômage partiel et des jeunes en fin de CDD, d’un chèque emploi service payé par l’Etat pour les personnes âgées ou les mères de familles seules. Mais surtout, la mesure phare annoncée par le Président de la République est une volonté nouvelle de rééquilibrer la distribution des profits en faveur des salariés : un tiers pour ces derniers, un tiers pour les actionnaires et un tiers pour l’investisseur. Voilà qui ouvre de vraies perspectives réformatrices. De vraies mesures de justice sociale que la gauche avait rêvé et que la droite réalise. Confirmant les premiers dans le camp des conservateurs et les seconds dans celui des réformateurs.

En sauvant le système bancaire, l’Etat peut espérer ne pas faire une mauvaise affaire. Contrairement à ce que l’opposition se plait à faire croire, le gouvernement n’a pas dépensé pour les banques. Il a emprunté à un taux relativement faible, environ 5%, et leur a prêté selon un taux d’environ 8%, largement inférieur à celui que le secteur aurait pu lui-même obtenir sur le marché c’est-à-dire au-delà de 10%.

• Enfin ce n’est pas sous la gauche, mais sous Nicolas Sarkozy, que l’on va probablement assister à une moralisation des rémunérations des grands dirigeants d’entreprises. Cela a commencé par les banquiers à qui le Président a suffisamment « mis la pression » pour qu’ils renoncent à leurs bonus. Cela se poursuit dans le secteur automobile. Bruxelles encourage d’ailleurs les Européens à suivre l’exemple Français.