Les lieux culturels à Clermont-Ferrand : 15 ans de tergiversation. Pour rien ! Pour cher !

Opéra Municipal, Grande Bibliothèque, lieux identitaire de la Comédie de Clermont, une nouvelle fois la Municipalité fait état de ses grandes capacités à dépenser l’argent public en se fourvoyant dans des impasses.

- La restauration de l’Opéra Municipal a déjà coûté très cher avant que les travaux ne commencent !
La ville a en effet dû verser un dédit à la société d’architectes chargée des travaux, pour vice de procédure ; retenue dans un premier temps, évincée dans un deuxième !

- Au début des années 90, est décidé le principe de construction d’une nouvelle Bibliothèque à Clermont-Ferrand. En 95, on associe au projet celui de la Bibliothèque interuniversitaire. On parle alors d’une très grande Bibliothèque municipale et interuniversitaire. En 2003, sous compétence communautaire, elle devient la BCIU : Bibliothèque Communautaire Interuniversitaire. On arrête un projet architectural démesuré et, ouf (!), au cours des premières fouilles archéologiques, on découvre un vestige gallo-romain qui bloque opportunément le chantier. C’est « le pied » de la providence. C’est un coup d’arrêt au colosse !
Et tout le monde en est ravi. Car en réalité, la collectivité n’a pas les moyens de financer un projet à plus de 100 M€. D'autre part, à l’heure du numérique, les Clermontois n’ont pas besoin d’une bibliothèque de ce gabarit, mais plutôt d’une médiathèque. Enfin les responsables de la ville sont tellement lents à prendre des décisions, (cf. l’incinérateur) que lorsqu’un projet vient à maturité, il est déjà « has been ».

- La Comédie de Clermont est le plus grand SDF de la ville. On la « trimbale » d’un quartier à l’autre de l’agglomération depuis des années. Et alors qu’il semblait presque acquis qu’elle trouve son point de chute sur le site de l’Hôtel Dieu, voici que l’on veut aujourd’hui l’installer à l’emplacement de la gare routière.

Y-a-t-il vraiment un pilote à bord du vaisseau culture à Clermont-Ferrand ?

Toutes ces études pour rien, tous ces appels d’offres pour rien, toutes ces dépenses inutiles, toutes ces indemnités à verser, qui va payer ?

Nous, bien entendu.