TGB : quand la Très Grande Bibliothèque devient le Très Gros Bide
Par Jean-Pierre le vendredi 13 février 2009, 09:33 - General - Lien permanent
Les lieux culturels à Clermont-Ferrand : 15 ans de tergiversation.
Pour rien ! Pour cher !
Opéra Municipal, Grande Bibliothèque, lieux identitaire de la Comédie de
Clermont, une nouvelle fois la Municipalité fait état de ses grandes capacités
à dépenser l’argent public en se fourvoyant dans des impasses.
- La restauration de l’Opéra Municipal a déjà coûté très cher
avant que les travaux ne commencent !
La ville a en effet dû verser un dédit à la société d’architectes chargée des
travaux, pour vice de procédure ; retenue dans un premier temps, évincée
dans un deuxième !
- Au début des années 90, est décidé le principe de construction d’une
nouvelle Bibliothèque à Clermont-Ferrand. En 95, on associe au
projet celui de la Bibliothèque interuniversitaire. On parle alors d’une très
grande Bibliothèque municipale et interuniversitaire. En 2003, sous compétence
communautaire, elle devient la BCIU : Bibliothèque Communautaire
Interuniversitaire. On arrête un projet architectural démesuré et, ouf (!), au
cours des premières fouilles archéologiques, on découvre un vestige
gallo-romain qui bloque opportunément le chantier. C’est « le pied »
de la providence. C’est un coup d’arrêt au colosse !
Et tout le monde en est ravi. Car en réalité, la collectivité n’a pas les
moyens de financer un projet à plus de 100 M€. D'autre part, à l’heure du
numérique, les Clermontois n’ont pas besoin d’une bibliothèque de ce gabarit,
mais plutôt d’une médiathèque. Enfin les responsables de la ville sont
tellement lents à prendre des décisions, (cf. l’incinérateur) que lorsqu’un
projet vient à maturité, il est déjà « has been ».
- La Comédie de Clermont est le plus grand SDF de la ville. On la
« trimbale » d’un quartier à l’autre de l’agglomération depuis des
années. Et alors qu’il semblait presque acquis qu’elle trouve son point de
chute sur le site de l’Hôtel Dieu, voici que l’on veut aujourd’hui l’installer
à l’emplacement de la gare routière.
Y-a-t-il vraiment un pilote à bord du vaisseau culture à Clermont-Ferrand
?
Toutes ces études pour rien, tous ces appels d’offres pour rien, toutes ces
dépenses inutiles, toutes ces indemnités à verser, qui va payer ?
Nous, bien entendu.