Les constructions d’aujourd’hui sont le patrimoine de demain. Merci Monsieur ADENOT*

Clermont-Ferrand a perdu 10 000 habitants entre 1975 et 1990. Dans le même temps nous avons assisté à un développement jugé par certains comme non contrôlé, de ce que l’on appelle le « grand Clermont », une zone géographique qui s’étend de Riom à Vic le Comte et de Chamalières à Billom. Pendant que ces habitants cherchaient la qualité de vie et un environnement agréable, la ville de Clermont perdait des habitants.
Les dirigeants de la ville de Clermont portent une lourde responsabilité pour ne pas avoir été réactifs.
A la fin des années 90, ils décident de s’intéresser enfin à une re-densification urbaine. Ils commettent une deuxième grande erreur. Historique, car il vont se mettre à bétonner à tout va. Peu à peu les pavillons, les maisons individuelles et les jardins disparaissent pour laisser la place à des bâtiments uniformes et de piètre qualité architecturale. Tout est standard, aucune recherche, aucune audace.
Alors que partout en France, on cherche à verdir la ville, à faire entrer la campagne, à faire respirer les quartiers, à élaborer des concepts urbains durables. Nos « penseurs communaux », guidés, ou prisonniers de leur idéologie, n’ont d’autre ambition que de livrer la moindre poche verte aux grues, bulldozers et autres engins. Certes la démographie augmente à nouveau très légèrement. Certes les logements sociaux poursuivent leur croissance exceptionnelle (près du tiers des logements à Clermont). Certes les retombées électorales sont favorables au pouvoir en place. Mais où est l’intérêt général ? Quelle ville laisserons-nous à nos enfants ?
Sûr que le jugement de l’histoire sera sévère à l’égard de ces petits bâtisseurs. Merci Monsieur Adenot.

° Dominique ADENOT est
=> à la Mairie : Adjoint à l’urbanisme
=> Président de Logidôme qui construit des logements sociaux
=> Président du SEPAC (Syndicat d’étude et de programmation de l’agglomération Clermontoise) qui réfléchit à l’avenir urbanistique du grand Clermont.