Ma réaction à la suite de l’émission de Clermont 1ère « On en reparle » diffusée Vendredi 23 Janvier à 18 h 00
Par Jean-Pierre le mercredi 28 janvier 2009, 15:51 - General - Lien permanent
Quelques remarques, notamment à propos du rapport de la Chambre Régionale
des Comptes sur les relations que la Municipalité entretient avec le
Clermont-Foot Auvergne.
Tout d’abord, il est bon de rappeler qu’une collectivité locale peut aider
directement ou indirectement (par la mise à disposition d’équipements sportifs
par exemple) une association sportive. Il lui est par contre totalement
interdit d’aider de quelque manière que ce soit une société de sport
professionnel. C’est la loi (article 1er de la loi du 28 décembre 1995 du Code
des sports). Une société sportive a une vocation purement commerciale. Elle a
pour objet de faire du profit, de dégager des bénéfices et de reverser des
dividendes à ses actionnaires.
Il y a toutefois deux exceptions.
La première correspond à des subventions d’intérêt général versées
par une collectivité en contre partie d’actions (formation, insertion,
éducation, cohésion sociale, prévention de la violence dans les enceintes
sportives, etc.) réalisées par la société. Ces subventions doivent
obligatoirement faire l’objet de conventions.
La deuxième concerne l’achat par la collectivité de prestations de
services. Ces contrats constituent des marchés publics, ils sont donc
soumis à des procédures d’appels d’offres avec mises en concurrence.
Depuis juin 2002, le Club Clermont-Foot Auvergne a été scindé en 2
entités : l’association Clermont-Foot Auvergne (AS) et la Société Anonyme
de sport professionnel Clermont-Foot Auvergne (SASP).
Ce que reproche très clairement la Chambre Régionale des comptes à la
Municipalité Clermontoise et à Clermont-Communauté :
1°) c’est d’avoir aidé indirectement la SASP Clermont-Foot Auvergne par
:
- la mise à disposition – sans convention – d’équipements sportifs publics
(Stade Montpied) utilisés par la société (page 19 du
rapport),
- le versement de subventions publiques : en 2006, la ville a versé 42
359 euros (qui correspondent au reversement des deux tiers de la taxe sur les
spectacles), et Clermont-Co, 175 000 euros. Les actions d’intérêt général
réalisées en contre partie par la SASP ne peuvent pour la Chambre « entrer
que très marginalement dans le cadre très stricte du régime
notifié » (page 17).
2°) le flou qui entoure l’achat des prestations : « les
destinataires des billets ne son pas précisés, et plus généralement les
prestations achetées ne sont pas détaillées » (page 18).
3°) « L’intermédiation des représentants de Clermont-Communauté et de
manière plus surprenante de la ville de Clermont-Ferrand dans la cession des
parts de la société en juin 2005 ». Le Maire lui-même annonçait soutenir le
nouveau Président et qu’il proposerait au Conseil Municipal et au Conseil
Communautaire d’apporter une aide financière à la SASP. La Chambre indique
(page 23) que cette « profession d’intention était… contraire aux règles
qui régissent les rapports entre les collectivités locales et les sociétés
sportives professionnelles… »
4°) le versement à l’association sportive d’une subvention exceptionnelle de 84
163 euros en 2005. La Chambre voit à travers elle « une forme d’aide
économique indirecte susceptible de bénéficier à la société ». Cette aide
insiste la Chambre « est totalement dépourvue de base légale » (p.
24).
5°) l’intervention directe fin 2004 des représentants de la ville de
Clermont-Ferrand dans l’achat à la SASP de prestations par un groupement
d’entreprises intervenant dans la réalisation du tramway. La Chambre constate
que « la réalité du service fait ne peut aussi être vérifié, ce qui jette
un doute sur le contenu du partenariat avec ces entreprises privées » (p.
25)
De plus, dans une pièce jointe au rapport, l’ancien Président Alain
DALAN
=> accuse les représentants de la ville « d’avoir manifesté à plusieurs
reprises le désir de participer aux instances de gestion de la SASP et devant
le refus des administrateurs, les représentants de la ville ont manœuvré de
sorte à contraindre les administrateurs à céder leurs actions ».
=> indique que « la ville négociait avec des entreprises oeuvrant sur
le chantier du tramway le montant des contrats de sponsoring » et
« que les prestations fournies par le SASP n’étaient pas
déterminantes dans la négociation ».
Pour nous, élus de l’opposition, ces pratiques jouent contre les intérêts
mêmes de la SASP, car elles lui font courir le risque d’une requalification
d’aides indirectes en « aides économiques ». Avec les conséquences que
l’on peut imaginer. Les différents Présidents qui se sont succédés à la tête du
club, faisant – de bonne foi – confiance à leurs édiles, n’avaient peut-être
pas totalement intégré ces paramètres.
On peut donc se demander si les représentants de la Mairie et de
Clermont-Co n’ont pas pris quelques libertés avec la loi, desservant par là
même les intérêts du club phare de la ville ?
Commentaires
chapeau :) to be or not...
jsute pour vous dire article tr�s interessant bonne continuation et grande reussite a ce joli blog
tout le monde doit lire ca pour comprendre!!