Le Président de la République a décidé de mettre la compétitivité des Entreprises au cœur de son action de politique économique.

Face à la crise économique, il y avait 2 attitudes possibles
=> intervenir sur l’offre
=> intervenir sur la consommation

I- Pourquoi est-ce la 1ère option qui a été retenue ?

Rappelons tout d’abord ce qu’est une relance par l’activité économique :
C’est l’Etat qui investi massivement (26 Mds d’euros) dans l’activité industrielle et dans une politique de grands travaux
=> en injectant des fonds (11,5 Md) qui viendront abonder la trésorerie des Entreprises (remboursements anticipés)
=> en précipitant les commandes publiques (ex. 4 TGV immédiatement)
=> en accélérant les projets des grandes entreprises publiques (EDF, RATP, SNCF…)
=> en facilitant la mise en œuvre d’investissements par les collectivités locales. (Celles qui acceptent d’investir d’avantage bénéficieront de remboursements anticipés de TVA.)
=> en relançant un programme de construction de 70 000 logements
=> en soutenant la filière automobile

Cette politique de relance de l’activité économique a l’avantage
=> « booster » – tout de suite – l’activité en France pour absorber le ralentissement mondial
=> 2ème avantage donc d’éviter une aggravation du chômage immédiatement
=> 3ème avantage : produire des richesses et donc soutenir la consommation
=> 4ème avantage : préparer l’avenir afin que le pays se relève plus vite que les autres à la sortie de la crise. Ce plan est un investissement sur le long terme pour le pays dont il va contribuer à la modernisation.

II- Pourquoi un Plan de relance par la consommation n’a pas été retenu :

Une relance par la consommation produit quelques effets
=> sur le court terme dont les principaux bénéficiaires sont en réalité les pays importateurs. (L’expérience le montre).
=> sur l’épargne.
=> mais n’a aucun effet sur le moyen et le long terme pour anticiper une sortie de crise.

III- Il est inexact de dire que rien n’est fait pour la consommation

=> Une prime de 200 € sera versée par les CAF en Avril 2009 à tous les ménages les plus modestes (3,8 M) qui devaient toucher le RSA en Juillet. Le coût de cette prime est de 760 M€.
=> La prime à la casse de 1 000 € pour les véhicules de + de 10 ans pour l’achat d’un véhicule neuf non polluant est également une mesure de soutien à la consommation.
=> Le relèvement du minimum vieillesse.

IV- Augmenter les salaires c’est bien, mais conserver son emploi c’est encore plus essentiel.

Je pense aux salariés Michelin du site de Cataroux, atelier de mélangeage de gomme, principal site de production Clermontois qui emploie 400 personnes et qui sera fermé du 22 au 29 décembre, les salariés subissant 5 jours de chômage technique ! Je pense à ceux de l’atelier de fabrication de fils de la Combaude qui compte 100 personnes et qui sera pour sa part fermé du 18 au 24 décembre.

L’enchaînement est classique : crise économique => baisse des commandes => nécessité de limiter les stocks = > réduction de la production.

V- L’Etat montre l’exemple à Clermont

Le Préfet a annoncé non seulement le maintien, mais son intention d’anticiper le démarrage de grands chantiers locaux, à savoir :

  • le Centre Jean Perrin
  • Le Commissariat de Police
  • La Faculté Dentaire
  • L’Ecole d’Architecture
  • Les Résidences Universitaires des Cezeaux
  • et plus récemment le Plan rail de plus de 400 Millions d’euros en partenariat avec la Région et Réseau Ferré de France.