Quelques remarques sur le logement social à Clermont-Fd
Par Jean-Pierre le lundi 15 décembre 2008, 17:20 - Lien permanent
1. Il est mal réparti sur l’agglomération, la ville centre en concentre
beaucoup (28%) au détriment des villes périphériques qui ne respectent pas la
loi SRU. C’est principalement ce qui a motivé le refus du Préfet d’accorder
l’aide à la pierre à Clermont-Co en 2006. Et ce n’est pas du tout
contradictoire avec la volonté de ce dernier de lancer aujourd’hui un programme
de construction de 4 400 logements sociaux sur le département.
2. Les HLM ne sont pas la seule réponse sociale. A Clermont, plus de 15 000
ménages, à revenus modestes, locataires dans le parc privé, vivent dans
des logements vétustes, et parfois indignes. S’ils veulent
accéder à la propriété, ils doivent aller à plus de 15 km alentour. Dans des
secteurs souvent mal desservis par les Transports publics.
Il est nécessaire de réhabiliter massivement ces logements, avec le
concours de l’Etat, en aidant les petits propriétaires.
Cessons de laisser pourrir ces logements pour ensuite les raser et les livrer
aux bailleurs sociaux.
3. Je combats l’idéologie qui consiste à faire de la quantité au détriment
de la qualité. La qualité, ce n’est pas seulement la qualité architecturale des
logements, mais c’est surtout la possibilité pour les plus modestes
d’accéder à la propriété. En accédant à la propriété, on ne donne
pas « à perte » toute une vie, on se constitue un patrimoine et on
transmet à ses enfants.
La France ne compte que 58% de propriétaires de leur résidence principale pour
une moyenne de 75% en Europe et 85% en Espagne.
4. Contrairement à ce qu’ils affirment, les bailleurs sociaux, soucieux de
garder leurs bon payeurs, ne sont pas toujours très vigilants sur le respect
des conditions d’attribution. Même s’ils le sont au début. Les évolutions des
revenus et de patrimoine ne sont par la suite pas prises en compte. Et certains
n’ayant plus droit bloquent l’accès à d’autres ayant
droit.
La preuve en est le manque de rotation dans les logements HLM : tous les
12 ans, contre tous les 40 mois dans le privé.
Les logements HLM doivent retrouver leur vocation de tremplin vers la propriété
en passant par le parc locatif privé.
5. L’Agence Nationale de Rénovation Urbaine, mise en place par Jean-Louis
Borloo en 2003, a versé des millions d’Euros à l’agglo. Ors aujourd’hui, du
fait du report du prolongement de la ligne de tram jusqu’au Vergnes, nous
allons perdre 5 Millions d’Euros. Et là faute en incombe au trou du SMTC,
c’est-à-dire à la gestion du Président du SMTC. Dommage, car à travers le plan
de relance de l’économie du gouvernement, le 1er Ministre a annoncé lundi 15
décembre, une dotation nouvelle de 350 M d’€uros pour l’ANRU.
6. Le budget du logement à progressé de 21% en 10 ans et l’année où il y a eu la plus faible production de logements sociaux, c’était en 2001 sous le Gouvernement Jospin.