Suite au Conseil Municipal du 26 septembre 2008
Par Jean-Pierre le mercredi 1 octobre 2008, 15:38 - General - Lien permanent
La « Mairie » peu inquiète des conséquences de la crise
internationale sur les finances de la ville
A la suite d’une question posée à Alain Bardot, Adjoint aux finances, sur
la nature de la dette de la ville et en particulier sur la part des produits
structurés, celui-ci a cherché à rassurer.
Rappelons tout d’abord que la dette de Clermont-Ferrand, qui se situe aux
alentours de 125 Millions d’Euros, peut être divisée en 3 catégories. Il y a
les emprunts à taux fixe, les emprunts à taux variables et les emprunts
bonifiés. Ces derniers, encore dénommés « dette structurée »
correspondent à des produits proposant des taux extrêmement intéressants
pendant les premières années (pouvant aller jusqu’à 3 ans) puis, sur les années
restantes (15 à 20 ans) l’emprunteur s’engage à payer un taux dégradé et
majoré, parfois dans des proportions importantes pouvant dépasser les 10% par
an, voire plus selon l’agence Fitch de notation Financière internationalement
reconnue.
Mon ami, Florent Bellon représentant de « Liberté Chérie » à Clermont
s’est plongé dans le maquis des multiples emprunts contractés par la ville et
m’a alerté sur ce sujet.
Voici les réponses que j’ai obtenues.
Tout d’abord, en Commission des Finances, Monsieur l’Adjoint aux Finances a
évalué « à la louche » un taux de 25 % de part d’emprunts bonifiés.
Puis en Conseil surprise, ce taux est grimpé à 40% !
Ensuite, dans sa réponse, il m’a apporté les précisions suivantes :
- « Le niveau d’endettement de la ville est faible. Le taux de remboursement est de 4,7 années ».
- « Nous sommes associés à « Finances Actives » un société de gestion, qui travaille régulièrement sur la dette. Ainsi qu’avec DEXIA »
- « La gestion active de la dette nous a permis de réaliser 4 M d’Euros
d’économie entre 2002 et 2007 »
Monsieur Dominique ADENOT, Adjoint à l’urbanisme, a ajouté « qu’avec la
disparition du marché secondaire (pour réemprunter), le risque est plutôt du
côté des prêteurs que des emprunteurs » Dixit.
Loin de moi l’idée de critiquer le principe d’une gestion active de
la dette. Par contre 2 éléments m’inquiètent. Tout d’abord la part – très
élevée – de ces emprunts à risque. (Après enquête, ce taux, pour rester dans
des limites prudentes, ne devrait pas excéder 10 à 15%). Ensuite, l’effet même
de la conjoncture internationale pourrait avoir des conséquences désastreuses
sur ces produits.
Vigilance, vigilance, donc.
