La « Mairie » peu inquiète des conséquences de la crise internationale sur les finances de la ville

A la suite d’une question posée à Alain Bardot, Adjoint aux finances, sur la nature de la dette de la ville et en particulier sur la part des produits structurés, celui-ci a cherché à rassurer.


Rappelons tout d’abord que la dette de Clermont-Ferrand, qui se situe aux alentours de 125 Millions d’Euros, peut être divisée en 3 catégories. Il y a les emprunts à taux fixe, les emprunts à taux variables et les emprunts bonifiés. Ces derniers, encore dénommés « dette structurée » correspondent à des produits proposant des taux extrêmement intéressants pendant les premières années (pouvant aller jusqu’à 3 ans) puis, sur les années restantes (15 à 20 ans) l’emprunteur s’engage à payer un taux dégradé et majoré, parfois dans des proportions importantes pouvant dépasser les 10% par an, voire plus selon l’agence Fitch de notation Financière internationalement reconnue.
Mon ami, Florent Bellon représentant de « Liberté Chérie » à Clermont s’est plongé dans le maquis des multiples emprunts contractés par la ville et m’a alerté sur ce sujet.
Voici les réponses que j’ai obtenues.
Tout d’abord, en Commission des Finances, Monsieur l’Adjoint aux Finances a évalué « à la louche » un taux de 25 % de part d’emprunts bonifiés. Puis en Conseil surprise, ce taux est grimpé à 40% !
Ensuite, dans sa réponse, il m’a apporté les précisions suivantes :

  • « Le niveau d’endettement de la ville est faible. Le taux de remboursement est de 4,7 années ».
  • « Nous sommes associés à « Finances Actives » un société de gestion, qui travaille régulièrement sur la dette. Ainsi qu’avec DEXIA »
  • « La gestion active de la dette nous a permis de réaliser 4 M d’Euros d’économie entre 2002 et 2007 »

Monsieur Dominique ADENOT, Adjoint à l’urbanisme, a ajouté « qu’avec la disparition du marché secondaire (pour réemprunter), le risque est plutôt du côté des prêteurs que des emprunteurs » Dixit.
Loin de moi l’idée de critiquer le principe d’une gestion active de la dette. Par contre 2 éléments m’inquiètent. Tout d’abord la part – très élevée – de ces emprunts à risque. (Après enquête, ce taux, pour rester dans des limites prudentes, ne devrait pas excéder 10 à 15%). Ensuite, l’effet même de la conjoncture internationale pourrait avoir des conséquences désastreuses sur ces produits.
Vigilance, vigilance, donc.
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