Voici mon intervention concernant le rapport d'activité de Clermont-Communauté :

Clermont-Communauté

Sur le rapport d’activité de Clermont-Communauté, le Groupe UMP et apparentés souhaite faire quelques remarques sur le plan politique et avoir quelques éclaircissements sur la situation financière.
Tout d’abord, je dois dire que nous sommes particulièrement satisfaits de pouvoir nous exprimer sur ce dossier car nous n’avons pas le droit de le faire dans l’enceinte officielle…
Ensuite, je voudrais apporter le soutien de l’ensemble du groupe à tous les Maires d’opposition que vous avez écarté Monsieur le Maire de l’exécutif. Cette décision qui s’inscrit dans la logique de la précédente n’est pas acceptable.
Au-delà de son caractère sectaire, elle ne peut que faire reculer le débat démocratique.
L’autorité préfectorale s’est d’ailleurs opposée à juste titre à cette manœuvre. Le Préfet l’a jugé contraire à l’acte fondateur de l’agglomération. La règle qui a toujours prévalu jusque là, est que le bureau comprend un nombre de membres identique à celui des communes. Cette disposition a toujours été respectée. A la faveur de tous les élargissements.

Venons en au fond. Je veux parler de la situation financière de Clermont-co. On note dans le rapport d’activité que :
« Le recours à l’emprunt est en nette évolution, passant de 15 M€ en 2006 à 28,5 ME en 2007. » La charge de la dette a presque doublé.

Cette situation ne nous surprends absolument pas, nous l’avons même prédite et annoncée lors de la campagne en mars dernier. Que n’avait-on pas entendu alors! Vous inventez, vous jouez sur la peur, vous faites de la démagogie, etc. etc.
C’est la faute du désengagement de l’Etat, allez-vous nous dire. C’est en fait moins, dû au retrait de l’Etat qu’à un problème de gestion.

S’agissant de l’intervention de l’Etat, chacun connait l’état des finances publiques. Certain ont même dit que le pays était en faillite. Faut-il faire comme si de rien n’était ?
Ce que vous vous appelez désengagement de l’Etat, est en fait

  • un transfert de compétences et de ressources en direction des collectivités locales
  • une liberté de gestion qui leur est accordée
  • un soutien financier qui est maîtrisé

La réalité
La réalité c’est que l’Etat aujourd’hui se recentre sur ses missions et n’est pas plus exigeant avec les collectivités territoriales qu’il ne l’est envers ses services.
La réalité c’est que le soutien aux collectivités est le 1er budget de la Nation
87 milliards d’€ de concours, ¼ du budget de l’Etat, davantage que l’Education nationale et la recherche réunies.
La réalité, c’est qu’en Auvergne, l’Etat prélève 3,539 milliards d’€ et en dépense 6,088 milliards d’€.
L’Etat est présent à travers l’éducation (534 établissements publics dans le Puy-de-Dôme), la santé, le logement, l’agriculture, etc, etc (le NHE : 97 millions d’€ HT)
Mais hélas la réalité c’est aussi que l’état a une dette de 1 253 Mds d’€ qui pèse sur nos enfants, que chaque français est endetté à hauteur de 20 000 €.
Que voulez-vous ? Que l’Etat vide des caisses qui sont déjà vides ?
Non, ce n’est pas la faute au désengagement de l’Etat, c’est la faute à la gestion même de Clermont-Co.

3 causes, 3 facteurs en fait, « plombent » les finances de Clermont-Co.
1) Votre absence de vision
Vous avez commis une erreur en surévaluant les concours de l’Etat et les produits de la fiscalité locale.

2) Le poids des frais de personnels à Clermont-Co
492 agents !
Il n’y a pas eu de politique du personnel fixant les objectifs et les moyens, ni prospective.
Au total, Clermont-Communauté créée le 24 décembre 1999 a connu une gestion exponentielle et inconséquente de ses effectifs, sans qu’il y ait eu de mutualisation des personnels des communes adhérentes, lesquelles connaissent aujourd’hui des charges de fonctionnement importantes.
Plus de fonctionnement, c’est moins d’investissement. C’est davantage de dépenses non seulement incompressibles, mais exponentielles, d’où une charge mécaniquement en augmentation.

3) L’état de la situation financière du SMTC qui va impacter celle de Clermont-Co.
Nous exigerons que toute la lumière soit faite et nous n’accepterons pas que les Clermontois payent les erreurs de gestions de certains élus.

Le fameux désengagement de l’Etat a bon dos, c’est un écran de fumée que vous placez pour mieux dissimuler les vrais problèmes et les véritables responsabilités.

Compte-tenu de tous ces éléments, pouvez-vous, Monsieur le Maire, toujours nous répondre aujourd’hui, comme lors de la campagne :

  • qu’il n’y aura pas d’impôt nouveau pour les Clermontois ?
  • qu’il n’y aura pas de hausse de la fiscalité pour les entreprises ?
  • que vous mènerez à bout les projets de l’agglomération comme le Stade Montpied, la piscine de Gerzat ou encore l’Auditorium ?


En conclusion,

  • parce que la situation financière de Clermont-Co nous préoccupe particulièrement
  • parce que nous n’avons pas le droit de parole Avenue de l’Union Soviétique. Ce qui ne fait que confirmer que « Union Soviétique et débat démocratique » n’ont jamais fait bon ménage !
  • et parce que, 1/3 des futurs vice-présidents - selon les nouveaux statuts - siégeront dans cette salle du Conseil

nous interviendrons dorénavant, chaque fois que la situation l’exigera, ici à l’Hôtel de ville.