Conseil Municiapl du 26 septembre 2008
Par Jean-Pierre le vendredi 26 septembre 2008, 18:09 - Lien permanent
Voici mon intervention concernant le rapport d'activité de
Clermont-Communauté :
Clermont-Communauté
Sur le rapport d’activité de Clermont-Communauté, le Groupe UMP et
apparentés souhaite faire quelques remarques sur le plan politique et avoir
quelques éclaircissements sur la situation financière.
Tout d’abord, je dois dire que nous sommes particulièrement satisfaits de
pouvoir nous exprimer sur ce dossier car nous n’avons pas le droit de le faire
dans l’enceinte officielle…
Ensuite, je voudrais apporter le soutien de l’ensemble du groupe à tous les
Maires d’opposition que vous avez écarté Monsieur le Maire de l’exécutif. Cette
décision qui s’inscrit dans la logique de la précédente n’est pas
acceptable.
Au-delà de son caractère sectaire, elle ne peut que faire reculer le débat
démocratique.
L’autorité préfectorale s’est d’ailleurs opposée à juste titre à cette
manœuvre. Le Préfet l’a jugé contraire à l’acte fondateur de l’agglomération.
La règle qui a toujours prévalu jusque là, est que le bureau comprend un nombre
de membres identique à celui des communes. Cette disposition a toujours été
respectée. A la faveur de tous les élargissements.
Venons en au fond. Je veux parler de la situation financière de Clermont-co. On
note dans le rapport d’activité que :
« Le recours à l’emprunt est en nette évolution, passant de 15 M€ en 2006
à 28,5 ME en 2007. » La charge de la dette a presque doublé.
Cette situation ne nous surprends absolument pas, nous l’avons même prédite
et annoncée lors de la campagne en mars dernier. Que n’avait-on pas entendu
alors! Vous inventez, vous jouez sur la peur, vous faites de la démagogie, etc.
etc.
C’est la faute du désengagement de l’Etat, allez-vous nous dire.
C’est en fait moins, dû au retrait de l’Etat qu’à un problème de
gestion.
S’agissant de l’intervention de l’Etat, chacun
connait l’état des finances publiques. Certain ont même dit que le pays était
en faillite. Faut-il faire comme si de rien n’était ?
Ce que vous vous appelez désengagement de l’Etat, est en fait
- un transfert de compétences et de ressources en direction des collectivités locales
- une liberté de gestion qui leur est accordée
- un soutien financier qui est maîtrisé
La réalité
La réalité c’est que l’Etat aujourd’hui se recentre sur ses missions
et n’est pas plus exigeant avec les collectivités territoriales qu’il ne l’est
envers ses services.
La réalité c’est que le soutien aux collectivités est le 1er budget
de la Nation
87 milliards d’€ de concours, ¼ du budget de l’Etat, davantage que l’Education
nationale et la recherche réunies.
La réalité, c’est qu’en Auvergne, l’Etat prélève 3,539 milliards d’€
et en dépense 6,088 milliards d’€.
L’Etat est présent à travers l’éducation (534 établissements publics dans le
Puy-de-Dôme), la santé, le logement, l’agriculture, etc, etc (le NHE : 97
millions d’€ HT)
Mais hélas la réalité c’est aussi que l’état a une dette de 1 253
Mds d’€ qui pèse sur nos enfants, que chaque français est endetté à hauteur de
20 000 €.
Que voulez-vous ? Que l’Etat vide des caisses qui sont déjà vides ?
Non, ce n’est pas la faute au désengagement de l’Etat, c’est la faute à la
gestion même de Clermont-Co.
3 causes, 3 facteurs en fait, « plombent » les finances
de Clermont-Co.
1) Votre absence de vision
Vous avez commis une erreur en surévaluant les concours de l’Etat et les
produits de la fiscalité locale.
2) Le poids des frais de personnels à Clermont-Co
492 agents !
Il n’y a pas eu de politique du personnel fixant les objectifs et les moyens,
ni prospective.
Au total, Clermont-Communauté créée le 24 décembre 1999 a connu une gestion
exponentielle et inconséquente de ses effectifs, sans qu’il y ait eu de
mutualisation des personnels des communes adhérentes, lesquelles connaissent
aujourd’hui des charges de fonctionnement importantes.
Plus de fonctionnement, c’est moins d’investissement. C’est davantage de
dépenses non seulement incompressibles, mais exponentielles, d’où une charge
mécaniquement en augmentation.
3) L’état de la situation financière du SMTC qui va impacter celle de
Clermont-Co.
Nous exigerons que toute la lumière soit faite et nous n’accepterons pas que
les Clermontois payent les erreurs de gestions de certains élus.
Le fameux désengagement de l’Etat a bon dos, c’est un écran de fumée que
vous placez pour mieux dissimuler les vrais problèmes et les véritables
responsabilités.
Compte-tenu de tous ces éléments, pouvez-vous, Monsieur le Maire, toujours
nous répondre aujourd’hui, comme lors de la campagne :
- qu’il n’y aura pas d’impôt nouveau pour les Clermontois ?
- qu’il n’y aura pas de hausse de la fiscalité pour les entreprises ?
- que vous mènerez à bout les projets de l’agglomération comme le Stade
Montpied, la piscine de Gerzat ou encore l’Auditorium ?
En conclusion,
- parce que la situation financière de Clermont-Co nous préoccupe particulièrement
- parce que nous n’avons pas le droit de parole Avenue de l’Union Soviétique. Ce qui ne fait que confirmer que « Union Soviétique et débat démocratique » n’ont jamais fait bon ménage !
- et parce que, 1/3 des futurs vice-présidents - selon les nouveaux statuts - siégeront dans cette salle du Conseil
nous interviendrons dorénavant, chaque fois que la situation l’exigera, ici à l’Hôtel de ville.