Evincer le principal groupe d’opposition à la Mairie de Clermont-Ferrand puis écarter de l’exécutif les Maires UMP de l’agglomération, les socialistes montrent leur vrai visage : le sectarisme.

Face à une telle attitude anti-démocratique, j’étais personnellement favorable à un boycott total de l’institution. Faudra-t-il en arriver à une élection au suffrage direct des délégués communautaires ? Devrons-nous faire évoluer la loi Chevènement afin d’en faire respecter l’esprit, les candidats figurant en tête de liste étant automatiquement élus ?
Toujours est-il que ceux-là même qui à longueur de Conseils Municipaux nous donnent des leçons de démocratie, « s’assoient dessus » dès qu’ils en ont l’occasion. Que d’hypocrisie !
La principale compétence de l’instance Communautaire est le développement économique. Elle est essentielle à la vitalité de notre territoire. L’idée étant de mutualiser les compétences, et de rationaliser les dépenses plutôt que de laisser les communes se livrer à des compétitions dispendieuses. Cinq communes qui apportent une part importante des recettes, en particulier à travers la Taxe Professionnelle unique se voient ainsi privées de droit de parole et de toute influence sur la politique menée.
Mais pourquoi une telle attitude ? Quelle mouche les a piqué ? De toute évidence, la responsabilité n’en incombe pas au Maire seul. Avait-on peur de voir se reproduire les évènements du Conseil Général où l’hégémonisme socialiste les a amené à la division et à la guerre ? Fallait-il « prévenir » la montée en puissance d’un poids lourd socialiste susceptible d’inquiéter Serge Godard à la tête de Clermont-Co ?
Etait-ce une volonté de « verrouiller » totalement l’exécutif – entre amis - ? Et puis en même temps se partager un peu du gâteau en « se doublant les indemnités » ?
Toujours est-il que sur ce coup, et de l’avis même de nombreux militants socialistes le Maire et ses amis ne doivent pas être très fiers au fond d’eux-mêmes. Cet épisode montre une fois de plus l’usure d’un système en place depuis bien trop longtemps. Tout est définitivement acquis. On peut tout se permettre.