Les valeurs défendues par Nicolas Sarkozy et leur concrétisation en matière sociale et économique.
Par Jean-Pierre le jeudi 3 mai 2007, 10:04 - General - Lien permanent
Nicolas Sarkozy a su, je crois, déceler les attentes profondes des
Français.
C’est moins lui qui les entraîne, que eux qui réclament un retour aux
valeurs traditionnelles.
Quelles sont-elles ?
On peut citer entre autres le travail, l’équité, la justice, la
liberté, la responsabilité, le civisme.
Oui, je crois que les français ont besoin de repères car nos sortons d’une
période de « gauchisation » des esprits.
Depuis les années 80, la gauche a tout fait pour déculpabiliser les français
:
vis-à-vis de la dépense publique : « L’Etat n’a
plus d’argent, eh bien, nous allons emprunter ». « Vous êtres ringard
d’être économe ».
vis-à-vis du travail, de l’effort : Il faut moins
travailler « cela va dans le sens de l’histoire » « vous êtes
ringard de travailler ».
vis-à-vis de la crainte de ne pouvoir accueillir dans de bonnes
conditions les populations immigrées : « Vous êtes ringard,
pire raciste de vous opposer à des naturalisations massives ».
vis-à-vis de l’autorité : « si vous vous placez
du côté de la police, vous êtes les ringard ». Défenseurs de l’autorité, on
vous accuse d’être pour un Etat policier !
Bref, vous êtes ringard si vous êtes économe, travailleur, pour une
certaine autorité et contre les régularisations massives. Si vous êtes de
droite, vous êtes ringards, si vous êtes de gauche, vous êtes
branchés.
On voit aujourd’hui où tout cela nous a conduit :
à l’endettement du pays : 1 500 Mds d’Euros (terrible héritage pour
nos enfants).
à la paupérisation du Pays (le revenu moyen par habitant est l’un des plus
bas d’Europe).
au chômage de masse (8,5 % de la population active, alors que les
Britanniques et les Américains connaissent le plein emploi avec un taux
inférieur à 5%).
à la tentation communautaire (révolte des banlieues).
à l’assistanat (le revenu du travail est parfois inférieur à celui de
l’assistanat).
au pays qui travaille le moins en Europe.
à une société de la dépense publique.
aux sifflets de la Marseillaise, à la défense des voyous contre les
policiers, à la précarité, etc…
Nicolas Sarkozy va rendre au travail ses lettres de noblesses en
faisant en sorte que le travail redevienne un moyen d’épanouissement,
d’indépendance et de dignité.
Comment ?
En faisant en sorte que le travail « ça paye ». Que celui qui
travaille dur, se lève tôt, soit récompensé.
En inversant les logiques qui actuellement entretiennent des situations de
non travail et n’incitent pas à retrouver un emploi.
En aidant celui qui prend des initiatives et des risques.
Nicolas Sarkozy propose de valoriser les heures supplémentaires de façon à
ce que celui qui souhaite travailler plus, gagne plus. Les heures
supplémentaires seront détaxées et défiscalisées. Les RTT pourront être
transformées en heures de travail.
Un nouveau contrat de travail unique (CDI) sera proposé aux partenaires
sociaux.
L’ANPE et les ASSEDIC vont fusionner de manière à être plus efficientes et à
mieux appréhender le marché du travail. A l’image de ce qui se fait en
Angleterre, le montant du chômage versé pourrait évoluer en fonction des refus
répétés de postes correspondant aux qualifications. L’objectif étant de ramener
le chômage à un taux de 5% - c’est-à-dire au plein emploi – en fin du mandat
présidentiel.
L’équité, c’est la justice, c’est permettre à celui qui est méritant d’être
récompensé. L’équité consiste non pas à distribuer selon les besoins, mais
selon les mérites.
Le régime des retraites est inéquitable : les régimes dits spéciaux
type SNCF ou Banque de France ne correspondent plus à des carrières où la
notion de pénibilité avait sa raison d’être. Dans le même temps les petites
retraites sont injustement sous valorisées.
L’inéquité c’est par exemple l’accès aux soins. Celui qui a accès à la CMU
(Couverture Maladie Universelle) bénéficie de tous les soins gratuits. Y
compris les soins dentaires. Dans le même temps, l’honnête ouvrier,
travailleur, smicard chez Michelin n’a droit à rien. Il renonce aux couronnes
et prothèses dentaires. Il n’a pas les moyens de les financer.
Oui, il faut aider les plus faibles et ceux qui traversent une période
difficile, un licenciement par exemple, mais cette aide doit être
incitative.
L’équité c’est condamner ceux que Nicolas Sarkozy appelle
les « patrons voyous », ceux qui reçoivent ces fameux « golden
parachutes » en quittant une entreprise au bord du gouffre financier.
Inversement l’entrepreneur qui prend des risques, qui produit des richesses et
crée des emplois doit être récompensé. L’équité c’est de pouvoir accéder à un
logement social lorsqu’on en a le plus besoin et non pas lorsqu’on a la chance
d’être proche de la collectivité qui les attribue. Actuellement à Clermont, il
y a 11 000 demandes de logements sociaux non satisfaites et dans le même temps
beaucoup occupent précisément ces logements pour la seule raison qu’à un moment
ils répondaient aux critères d’accès. Mais depuis leur situation a évolué
favorablement (tant mieux pour eux) mais restent dans les dits logements
(ex : un étudiant qui est devenu cadre).
La justice
C’est de ne pas avoir peur de qualifier un mineur délinquant de voyou et de
le punir en conséquence : Nicolas Sarkozy propose une révision de
l’ordonnance de 45. Dans le même temps Ségolène Royal propose une suppression
de la peine de prison pour ces mêmes mineurs.
Les multirécidivistes, les auteurs de crimes particulièrement barbares, les
violeurs, les actes de pédophilie, doivent être plus sévèrement punis en
instaurant une peine plancher.
La justice, c’est également se placer du côté de la police et non pas du
côté du voyou. Cela parait naturel de dire cela, mais à force de trouver des
explications à tout, on en arrive presque à excuser certaines situations. Cela
ressemble fortement à une dérive qui produit un sentiment d’insécurité
notamment chez les plus faibles d’entre nous, et qu’il convient d’enrayer afin
que la République reprenne ses droits.
La liberté est une valeur sacrée.
Elle doit être préservée dans tous les domaines. Dans le choix de son
Médecin, de l’établissement scolaire de ses enfants, dans le choix de son
logement, de son moyen de transport. Et là nous avons une vraie différence
d’appréciation avec nos adversaires politiques. Quand eux prônent
l’égalitarisme, nous pensons, nous, à la fois à assurer des services et des
mesures de solidarité indispensables mais aussi à préserver la liberté de
chacun.
A Clermont, l’égalitarisme est particulièrement criant dans 2
domaines : le logement et les transports.
En matière de logement la politique Municipale consiste
à être plus royaliste que le roi
à faire de la quantité plutôt que de la qualité
à en profiter pour modifier la carte électorale de la ville.
C’est d’ailleurs pour toutes ces raisons que le Maire s’est fait
récemment « reprendre » par le Préfet.
Alors qu’il conviendrait de favoriser la réhabilitation de centaines de
logements vacants, de prendre des mesures visant à favoriser l’accession à la
propriété, on préfère créer toujours plus de locataires, construire toujours
plus de logements sociaux, ce qui a pour effet d’entraîner une pénurie de
l’immobilier de standing intermédiaire et contraindre les couches moyennes à
migrer vers la 1ère ou la 2ème couronne. En caricaturant à peine, si l’on veut
rester vivre à Clermont, on a le choix entre le logement social et l’immobilier
hors de prix.
En matière de transport, la politique municipale qui est menée est du même
acabit. Plutôt que de préserver le choix entre voiture individuelle et
transports collectifs comme cela se fait dans la plupart des grandes villes,
ici à Clermont, on chasse l’automobiliste, on le dissuade de s’aventurer en
ville et l’on cherche à rendre quasiment obligatoire l’utilisation des bus et
tramway. Alors qu’il conviendrait de penser à celui qui ne prends pas son
véhicule pour le plaisir, le médecin, le plombier, la ménagère et prévoir plus
de parkings à la fois en périphérie et en centre ville.
La Responsabilité, ou plus exactement responsabiliser est une volonté de
Nicolas Sarkozy. Responsabiliser c’est par exemple faire prendre conscience que
notre santé à un coût. Même si la santé ça n’a pas de prix, on ne doit pas pour
autant dépenser à tout va !
Dans cet esprit Nicolas Sarkozy propose d’instituer une petite franchise
dont le montant sera établi par la négociation (avec les professionnels de
santé et les syndicats) et qui aura pour vocation non pas de limiter les
dépenses utiles mais de faire comprendre que le pays n’a plus les moyens de
dépenser à guichet ouvert et que ceux qui abusent devront être dorénavant
pénalisés. Il y a des abus en matière de santé, en tant que professionnel, je
peux en témoigner.
Seront exclus de cette franchise les revenus les plus faibles, les femmes
enceintes, les précaires, les grandes pathologies, etc…
Dans le même temps, Ségolène Royal propose la mise en place de dispensaires
avec des Médecins fonctionnaires.
L’autorité et le civisme, c’est à l’école que l’on doit en
premier lieu les enseigner. Nicolas Sarkozy souhaite tourner la page de Mai 68
en renouant avec le respect, l’autorité et le retour de l’instruction civique à
l’école. Nos jeunes, tous nos jeunes, doivent renouer avec l’esprit civique et
les valeurs Républicaines. Lorsque l’on aime son pays on le respecte.
Dans le cas contraire, il y a un risque de replis communautaire avec toutes
les conséquences que l’on imagine pour la cohésion sociale. Nous en avons eu un
aperçu lors de la révolte des banlieues l’an dernier. Nous devons cesser de
nous repentir en permanence et au contraire être fier de nos aïeuls, de notre
histoire, de nos racines chrétiennes.
Morale et croissance économique peuvent et doivent aller de
paire. Sans elles il n’y aura pas de progrès social.
La croissance économique débouche sur la redistribution de richesses. Elle
est la conséquence de l’efficacité économique – elle-même – est le fruit du
travail, de l’équité, du mérite, de la justice, de la liberté et de la
responsabilité.
Mais toutes ces valeurs ne seraient rien sans cet indispensable
ciment social qu’est la notion de fraternité cher à nous Radicaux UMP.
L’on vit dans une société de plus en plus individualiste et la République doit
plus et mieux renforcer le lien social, le plaisir de vivre ensemble, dans nos
villes, nos quartiers et nos villages.
On entend souvent que la République ne doit laisser personne au bord du
chemin.
Pour cela, nous ne devons pas tout attendre d’en haut, et participer chacun à
sa place, à retisser des liens sociaux à travers des initiatives de quartier
(comme nous le faisons par exemple avec « Clermont-Avant-Tout
») à travers de simples gestes de voisinages, à travers toute
initiative qui contribue à faire vivre cette valeur Républicaine sacrée qu’est
la fraternité.
Tourner la page de Mai 68 et revenir aux vraies valeurs, voilà les 2
conditions qui nous permettront de remettre le pays dans le bon sens et lui
donner un nouvel élan.
Mais Nicolas Sarkozy n’est pas seulement un homme de « valeurs »
dans tous les sens du terme, Nicolas Sarkozy est avant tout un pragmatique
voire parfois un iconoclaste. Et c’est cela qui fait sa véritable
personnalité.
Il n’est pas prisonnier d’un parti, d’une idéologie. Il aime être là où on
ne l’attend pas, il aime surprendre et démontrer sa liberté d’esprit.
On le dit libéral, mais il ne perd pas une occasion de dénoncer l’Euro fort
et souhaiter une inflexion de la politique monétaire Européenne.
Il sait se montrer plus étatiste que certains Démocrates sociaux. Ne
l’a-t-il pas fait, lors de la gestion des dossiers Alsthom et EADS ?
On le caricature en conservateur de droite, n’a-t-il pas fait des
propositions en faveur du vote des immigrés aux élections locales, de
l’évolution de la loi sur la laïcité ou encore la discrimination positive
?
Homme de valeurs, pragmatique et enfin proche, très proche ami « de 31
ans » de Brice Hortefeux, nous avons vraiment tout intérêt à ce qu’il soit
élu Dimanche Président de la République.