Nicolas Sarkozy a su, je crois, déceler les attentes profondes des Français.

C’est moins lui qui les entraîne, que eux qui réclament un retour aux valeurs traditionnelles.

Quelles sont-elles ?

On peut citer entre autres le travail, l’équité, la justice, la liberté, la responsabilité, le civisme.

Oui, je crois que les français ont besoin de repères car nos sortons d’une période de « gauchisation » des esprits.

Depuis les années 80, la gauche a tout fait pour déculpabiliser les français :

vis-à-vis de la dépense publique : « L’Etat n’a plus d’argent, eh bien, nous allons emprunter ». « Vous êtres ringard d’être économe ».

vis-à-vis du travail, de l’effort : Il faut moins travailler « cela va dans le sens de l’histoire » « vous êtes ringard de travailler ».

vis-à-vis de la crainte de ne pouvoir accueillir dans de bonnes conditions les populations immigrées : « Vous êtes ringard, pire raciste de vous opposer à des naturalisations massives ».

vis-à-vis de l’autorité : « si vous vous placez du côté de la police, vous êtes les ringard ». Défenseurs de l’autorité, on vous accuse d’être pour un Etat policier !

Bref, vous êtes ringard si vous êtes économe, travailleur, pour une certaine autorité et contre les régularisations massives. Si vous êtes de droite, vous êtes ringards, si vous êtes de gauche, vous êtes branchés.

On voit aujourd’hui où tout cela nous a conduit :

­ à l’endettement du pays : 1 500 Mds d’Euros (terrible héritage pour nos enfants).

­ à la paupérisation du Pays (le revenu moyen par habitant est l’un des plus bas d’Europe).

­ au chômage de masse (8,5 % de la population active, alors que les Britanniques et les Américains connaissent le plein emploi avec un taux inférieur à 5%).

­ à la tentation communautaire (révolte des banlieues).

­ à l’assistanat (le revenu du travail est parfois inférieur à celui de l’assistanat).

­ au pays qui travaille le moins en Europe.

­ à une société de la dépense publique.

­ aux sifflets de la Marseillaise, à la défense des voyous contre les policiers, à la précarité, etc…

Nicolas Sarkozy va rendre au travail ses lettres de noblesses en faisant en sorte que le travail redevienne un moyen d’épanouissement, d’indépendance et de dignité.

Comment ?

 En faisant en sorte que le travail « ça paye ». Que celui qui travaille dur, se lève tôt, soit récompensé.

 En inversant les logiques qui actuellement entretiennent des situations de non travail et n’incitent pas à retrouver un emploi.

 En aidant celui qui prend des initiatives et des risques.

 Nicolas Sarkozy propose de valoriser les heures supplémentaires de façon à ce que celui qui souhaite travailler plus, gagne plus. Les heures supplémentaires seront détaxées et défiscalisées. Les RTT pourront être transformées en heures de travail.

 Un nouveau contrat de travail unique (CDI) sera proposé aux partenaires sociaux.

L’ANPE et les ASSEDIC vont fusionner de manière à être plus efficientes et à mieux appréhender le marché du travail. A l’image de ce qui se fait en Angleterre, le montant du chômage versé pourrait évoluer en fonction des refus répétés de postes correspondant aux qualifications. L’objectif étant de ramener le chômage à un taux de 5% - c’est-à-dire au plein emploi – en fin du mandat présidentiel.

L’équité, c’est la justice, c’est permettre à celui qui est méritant d’être récompensé. L’équité consiste non pas à distribuer selon les besoins, mais selon les mérites.

Le régime des retraites est inéquitable : les régimes dits spéciaux type SNCF ou Banque de France ne correspondent plus à des carrières où la notion de pénibilité avait sa raison d’être. Dans le même temps les petites retraites sont injustement sous valorisées.

L’inéquité c’est par exemple l’accès aux soins. Celui qui a accès à la CMU (Couverture Maladie Universelle) bénéficie de tous les soins gratuits. Y compris les soins dentaires. Dans le même temps, l’honnête ouvrier, travailleur, smicard chez Michelin n’a droit à rien. Il renonce aux couronnes et prothèses dentaires. Il n’a pas les moyens de les financer.

Oui, il faut aider les plus faibles et ceux qui traversent une période difficile, un licenciement par exemple, mais cette aide doit être incitative.

L’équité c’est condamner ceux que Nicolas Sarkozy appelle les « patrons voyous », ceux qui reçoivent ces fameux « golden parachutes » en quittant une entreprise au bord du gouffre financier. Inversement l’entrepreneur qui prend des risques, qui produit des richesses et crée des emplois doit être récompensé. L’équité c’est de pouvoir accéder à un logement social lorsqu’on en a le plus besoin et non pas lorsqu’on a la chance d’être proche de la collectivité qui les attribue. Actuellement à Clermont, il y a 11 000 demandes de logements sociaux non satisfaites et dans le même temps beaucoup occupent précisément ces logements pour la seule raison qu’à un moment ils répondaient aux critères d’accès. Mais depuis leur situation a évolué favorablement (tant mieux pour eux) mais restent dans les dits logements (ex : un étudiant qui est devenu cadre).

La justice

C’est de ne pas avoir peur de qualifier un mineur délinquant de voyou et de le punir en conséquence : Nicolas Sarkozy propose une révision de l’ordonnance de 45. Dans le même temps Ségolène Royal propose une suppression de la peine de prison pour ces mêmes mineurs.

Les multirécidivistes, les auteurs de crimes particulièrement barbares, les violeurs, les actes de pédophilie, doivent être plus sévèrement punis en instaurant une peine plancher.

La justice, c’est également se placer du côté de la police et non pas du côté du voyou. Cela parait naturel de dire cela, mais à force de trouver des explications à tout, on en arrive presque à excuser certaines situations. Cela ressemble fortement à une dérive qui produit un sentiment d’insécurité notamment chez les plus faibles d’entre nous, et qu’il convient d’enrayer afin que la République reprenne ses droits.

La liberté est une valeur sacrée.

Elle doit être préservée dans tous les domaines. Dans le choix de son Médecin, de l’établissement scolaire de ses enfants, dans le choix de son logement, de son moyen de transport. Et là nous avons une vraie différence d’appréciation avec nos adversaires politiques. Quand eux prônent l’égalitarisme, nous pensons, nous, à la fois à assurer des services et des mesures de solidarité indispensables mais aussi à préserver la liberté de chacun.

A Clermont, l’égalitarisme est particulièrement criant dans 2 domaines : le logement et les transports.

En matière de logement la politique Municipale consiste

à être plus royaliste que le roi

à faire de la quantité plutôt que de la qualité

à en profiter pour modifier la carte électorale de la ville.

C’est d’ailleurs pour toutes ces raisons que le Maire s’est fait récemment « reprendre » par le Préfet.

Alors qu’il conviendrait de favoriser la réhabilitation de centaines de logements vacants, de prendre des mesures visant à favoriser l’accession à la propriété, on préfère créer toujours plus de locataires, construire toujours plus de logements sociaux, ce qui a pour effet d’entraîner une pénurie de l’immobilier de standing intermédiaire et contraindre les couches moyennes à migrer vers la 1ère ou la 2ème couronne. En caricaturant à peine, si l’on veut rester vivre à Clermont, on a le choix entre le logement social et l’immobilier hors de prix.

En matière de transport, la politique municipale qui est menée est du même acabit. Plutôt que de préserver le choix entre voiture individuelle et transports collectifs comme cela se fait dans la plupart des grandes villes, ici à Clermont, on chasse l’automobiliste, on le dissuade de s’aventurer en ville et l’on cherche à rendre quasiment obligatoire l’utilisation des bus et tramway. Alors qu’il conviendrait de penser à celui qui ne prends pas son véhicule pour le plaisir, le médecin, le plombier, la ménagère et prévoir plus de parkings à la fois en périphérie et en centre ville.

La Responsabilité, ou plus exactement responsabiliser est une volonté de Nicolas Sarkozy. Responsabiliser c’est par exemple faire prendre conscience que notre santé à un coût. Même si la santé ça n’a pas de prix, on ne doit pas pour autant dépenser à tout va !

Dans cet esprit Nicolas Sarkozy propose d’instituer une petite franchise dont le montant sera établi par la négociation (avec les professionnels de santé et les syndicats) et qui aura pour vocation non pas de limiter les dépenses utiles mais de faire comprendre que le pays n’a plus les moyens de dépenser à guichet ouvert et que ceux qui abusent devront être dorénavant pénalisés. Il y a des abus en matière de santé, en tant que professionnel, je peux en témoigner.

Seront exclus de cette franchise les revenus les plus faibles, les femmes enceintes, les précaires, les grandes pathologies, etc…

Dans le même temps, Ségolène Royal propose la mise en place de dispensaires avec des Médecins fonctionnaires.

L’autorité et le civisme, c’est à l’école que l’on doit en premier lieu les enseigner. Nicolas Sarkozy souhaite tourner la page de Mai 68 en renouant avec le respect, l’autorité et le retour de l’instruction civique à l’école. Nos jeunes, tous nos jeunes, doivent renouer avec l’esprit civique et les valeurs Républicaines. Lorsque l’on aime son pays on le respecte.

Dans le cas contraire, il y a un risque de replis communautaire avec toutes les conséquences que l’on imagine pour la cohésion sociale. Nous en avons eu un aperçu lors de la révolte des banlieues l’an dernier. Nous devons cesser de nous repentir en permanence et au contraire être fier de nos aïeuls, de notre histoire, de nos racines chrétiennes.

Morale et croissance économique peuvent et doivent aller de paire. Sans elles il n’y aura pas de progrès social.

La croissance économique débouche sur la redistribution de richesses. Elle est la conséquence de l’efficacité économique – elle-même – est le fruit du travail, de l’équité, du mérite, de la justice, de la liberté et de la responsabilité.

Mais toutes ces valeurs ne seraient rien sans cet indispensable ciment social qu’est la notion de fraternité cher à nous Radicaux UMP. L’on vit dans une société de plus en plus individualiste et la République doit plus et mieux renforcer le lien social, le plaisir de vivre ensemble, dans nos villes, nos quartiers et nos villages.

On entend souvent que la République ne doit laisser personne au bord du chemin.
Pour cela, nous ne devons pas tout attendre d’en haut, et participer chacun à sa place, à retisser des liens sociaux à travers des initiatives de quartier (comme nous le faisons par exemple avec « Clermont-Avant-Tout ») à travers de simples gestes de voisinages, à travers toute initiative qui contribue à faire vivre cette valeur Républicaine sacrée qu’est la fraternité.

Tourner la page de Mai 68 et revenir aux vraies valeurs, voilà les 2 conditions qui nous permettront de remettre le pays dans le bon sens et lui donner un nouvel élan.

Mais Nicolas Sarkozy n’est pas seulement un homme de « valeurs » dans tous les sens du terme, Nicolas Sarkozy est avant tout un pragmatique voire parfois un iconoclaste. Et c’est cela qui fait sa véritable personnalité.

Il n’est pas prisonnier d’un parti, d’une idéologie. Il aime être là où on ne l’attend pas, il aime surprendre et démontrer sa liberté d’esprit.

On le dit libéral, mais il ne perd pas une occasion de dénoncer l’Euro fort et souhaiter une inflexion de la politique monétaire Européenne.

Il sait se montrer plus étatiste que certains Démocrates sociaux. Ne l’a-t-il pas fait, lors de la gestion des dossiers Alsthom et EADS ?

On le caricature en conservateur de droite, n’a-t-il pas fait des propositions en faveur du vote des immigrés aux élections locales, de l’évolution de la loi sur la laïcité ou encore la discrimination positive ?

Homme de valeurs, pragmatique et enfin proche, très proche ami « de 31 ans » de Brice Hortefeux, nous avons vraiment tout intérêt à ce qu’il soit élu Dimanche Président de la République.