­ Actuellement se développe une polémique entre Serge Godard et le Préfet sur la politique de logement qu’il y a lieu de mettre en œuvre à Clermont-Ferrand et son l’agglomération.

­ Force est de constater qu’avec 11 000 demandes de logements sociaux en attente, des centaines de logements vétustes, et vacants, et une flambée des prix de l’immobilier qui conduit les couches moyennes à migrer vers la 1ère ou la 2ème couronne, le bilan de la politique socialiste n’est pas très glorieux.

­ Le Préfet fait 3 types de reproches au Président de Clermont-Communauté :

 Le logement social est mal réparti sur l’agglomération ; la ville centre en concentre bien trop (plus de 28%) au détriment de villes périphériques qui ne respectent pas la Loi Solidarité et Urbaine (Loi SRU) qui en prévoit un minimum de 20%.

 Clermont-Ferrand est la seule grande ville de France à ne pas avoir d’Opération Programmée de l’Amélioration de l’Habitat (OPAH) en centre ville qui permettrait de réhabiliter les vieux logements (en aidant les propriétaires qui ont de faibles revenus).

 Le Plan Local de l’Habitat (PLH) initié par Serge Godard prévoit un nombre très insuffisant de logements « très aidés » destinés aux SDF (45 alors que 90 sont nécessaires).

­ Il est impératif de rendre au logement social son rôle tremplin. Il y a 15, 20 ans, les gens restaient 10 voire 15 ans maximum, avant de construire ou de s’orienter vers le parc privé ; aujourd’hui c’est toute une vie.

­ Il faut prendre des mesures d’aides à l’accession à la propriété :

 payer un « loyer social » proportionnel aux revenus, et le surplus serait restitué afin de servir complètement de capital à un futur emprunt bancaire (proposition de Nicolas Sarkozy).

 déduction des intérêts d’emprunts (N. Sarkozy)

 le locataire règle son loyer plus une somme x ; au bout de 3 ans, soit il complète et contracte un emprunt pour devenir propriétaire, soit on lui restitue le surplus de loyer (Borloo)

 maison Borloo à 100 000 € sans obligation d’acheter le terrain (l’Etat en est propriétaire).

­ Il faut dans ce domaine comme dans d’autres combattre l’idéologie socialiste qui consiste à faire de la « quantité » sans se soucier de la qualité et avec des arrières pensées politiques (voir article paru dans l’Express du 7 mars 2005, dossier Spécial Clermont, en bas de la page VIII). L’accès au logement social est souvent synonyme de connivence avec la collectivité gérant le parc immobilier. Celui qui travaille dur et dont les revenus dépassent de peu le plafond de ressources en est exclu. Il suffit d’avoir peu de ressources au moment où l’on postule. On peut ensuite y rester longtemps (un étudiant qui devient cadre par exemple). En usant de son droit de préemption, la ville consacre un gros budget à construire du social plutôt que d’améliorer l’existant, d’aider les propriétaires et d’inciter à l’accession à la propriété.

­ Il faut élargir la notion de mixité sociale à celle de mixité générationnelle et mixité fonctionnelle. L’exemple de la gare est très parlant. La ville a totalement délaissé ce quartier, ses habitants, les propriétaires privés. L’habitat se dégrade, les gens s’en vont, les commerces ferment.

­ La difficulté pour les propriétaires c’est

 d’avoir les moyens nécessaires pour rénover leurs biens

 de trouver des locataires solvables

Il faut baisser les charges, taxes d’impôts que subissent les propriétaires, il faut diminuer la protection des locataires « mauvais payeurs ».

­ On ne pense pas assez aux logements des personnes âgées, des étudiants.

­ Il est important d’intégrer systématiquement la notion de Haute Qualité Environnementale (HQE) dans les constructions à venir.

­ L’unité architecturale et esthétique est critiquable à Clermont.