Alors que de nombreuses villes se battent pour avoir « Pharmaciens Sans Frontière », la ville de Clermont-Ferrand n’a fait aucune proposition concrète pour retenir l’ONG fondée en 1985 par des Clermontois.

Rappelons les faits : à la fin de l’année 2005, l’Etat informe les représentants de « Pharmaciens Sans Frontière » qu’ils doivent libérer les locaux mis à leur disposition fin 2006.

S’en suit une réunion à la Préfecture en Février 2006 en présence du Préfet Jean Michel Berard, des représentants de la Région, du Département et de la Mairie. Le Préfet décide une prorogation du départ à fin 2007.

L’Etat le confirme à Pharmaciens Sans Frontière.

« Depuis des propositions devaient être faites par les collectivité locales. Or, à ce jour nous n’avons rien eu de concret » me déclare au téléphone aujourd’hui un responsable de « Pharmaciens Sans Frontière ».

« De plus, pour nous l’important est de prévoir la gestion du transfert du personnel au plus tard fin du 1er trimestre 2007. » ajoute-t-il.

Les collectivités ont été relancées régulièrement. Les seules réponses obtenues sont : de la part du Département : « Ce n’est pas de notre compétence » ; de la Mairie : « nous transmettons à la Communauté de Commune ». Celle-ci n’a pas donné suite. La Région, elle n’a pas répondu.

La mairie de Clermont n’a donc jamais fait de proposition concrète.

Par contre, d’autres villes se sont montrées intéressées : Bordeaux, Lyon, Annemasse (qui a contacté spontanément « Pharmaciens Sans Frontière » sans connaître le contexte) et Noisy le Grand.

Le Conseil d’Administration de « Pharmaciens Sans Frontière » a choisi Bordeaux.

« Depuis 1 an et demi nous attendions des réponses, si Clermont avait été en balance, nous nous serions maintenu à Clermont-Ferrand. » déclare cette même source.

Aussi j’en appelle aujourd’hui à l’opinion publique et aux collectivités locales pour trouver une solution au maintien de cette ONG Clermontoise.

Son départ serait fort regrettable non seulement pour des raisons affectives évidentes, mais aussi pour l’image de notre ville.

Allons Messieurs les élus, un petit effort…