« Pharmaciens Sans Frontières » quitte Clermont-Ferrand. Est-ce vraiment définitif ?
Par Jean-Pierre le jeudi 22 mars 2007, 02:50 - General - Lien permanent
Alors que de nombreuses villes se battent pour avoir
« Pharmaciens Sans Frontière », la ville de Clermont-Ferrand n’a fait
aucune proposition concrète pour retenir l’ONG fondée en 1985 par des
Clermontois.
Rappelons les faits : à la fin de l’année 2005, l’Etat
informe les représentants de « Pharmaciens Sans Frontière » qu’ils
doivent libérer les locaux mis à leur disposition fin 2006.
S’en suit une réunion à la Préfecture en Février 2006 en présence du Préfet
Jean Michel Berard, des représentants de la Région, du Département et de la
Mairie. Le Préfet décide une prorogation du départ à fin 2007.
L’Etat le confirme à Pharmaciens Sans Frontière.
« Depuis des propositions devaient être faites par les collectivité
locales. Or, à ce jour nous n’avons rien eu de concret » me déclare
au téléphone aujourd’hui un responsable de « Pharmaciens Sans Frontière
».
« De plus, pour nous l’important est de prévoir la gestion du transfert
du personnel au plus tard fin du 1er trimestre 2007. »
ajoute-t-il.
Les collectivités ont été relancées régulièrement. Les seules réponses
obtenues sont : de la part du Département : « Ce n’est pas de
notre compétence » ; de la Mairie : « nous transmettons à la
Communauté de Commune ». Celle-ci n’a pas donné suite. La Région, elle n’a pas
répondu.
La mairie de Clermont n’a donc jamais fait de proposition
concrète.
Par contre, d’autres villes se sont montrées intéressées : Bordeaux,
Lyon, Annemasse (qui a contacté spontanément « Pharmaciens Sans
Frontière » sans connaître le contexte) et Noisy le Grand.
Le Conseil d’Administration de « Pharmaciens Sans Frontière » a
choisi Bordeaux.
« Depuis 1 an et demi nous attendions des réponses, si Clermont
avait été en balance, nous nous serions maintenu à
Clermont-Ferrand. » déclare cette même source.
Aussi j’en appelle aujourd’hui à l’opinion publique et aux
collectivités locales pour trouver une solution au maintien de cette ONG
Clermontoise.
Son départ serait fort regrettable non seulement pour des raisons
affectives évidentes, mais aussi pour l’image de notre
ville.
Allons Messieurs les élus, un petit effort…