La loi Malraux n’avait eu que peu d’effets sur la cité médiévale, et aujourd’hui les réhabilitations sont plus longues, plus difficiles et plus coûteuses.

A cette époque Montferrand, comme la ville de Clermont était plus peuplée qu’aujourd’hui. Clermont est passé de 165 000 habitants dans les années 70 à 141 000 aujourd’hui.

La mise en place de la zone franche urbaine une bonne chose pour Montferrand et son économie.

Les avantages pour celui qui crée son entreprise sont très importants, tant au plan fiscal (exonérations), que au niveau des allègements de charges sociales.

Sans vouloir rentrer dans les détails, on peut rappeler qu’une entreprise, pour pouvoir bénéficier de ces avantages, doit embaucher de la main d’œuvre locale.

L’arrivée du tramway a permis non seulement de relier Montferrand à Clermont-Ferrand mais elle a également été l’occasion d’une requalification urbaine.

Même si le tramway peut entraîner certains désagréments notamment au niveau sonore pour les riverains résidants dans les étages supérieurs (j’ai pu personnellement le constater), ou lors du passage d’engins – tôt le matin – affectés au nettoyage du rail ; il est indéniable que le tram apporte de la plus value à la cité Médiévale.

S’agissant de la requalification urbaine, et des travaux d’embellissement le long de la ligne, ceux-ci devaient initialement être beaucoup plus ambitieux, mais le SMTC a dû faire marche arrière pour des raisons de coût.

L’avenue de la République, même si elle a perdu des voies de circulation et des places de stationnement, est en train de devenir une très belle avenue, dont la côte monte, monte…

J’ajoute qu’il est en train de se construire un stade magnifique (financé par Michelin), au cœur de la ville, qui va faire de cette avenue un haut lieu de vie. Vivement le bouclier de Brennus !

L’arrivée de nouvelles populations représente un défi important.

Le Nouvel Hôpital d’Estaing est l’un des plus grands chantiers du genre en Europe. Il est exemplaire à bien des égards.

L’un des plus grands d’Europe, mais également l’un des plus ambitieux et des plus complexes.

Déjà, rien que pour la construction, il est nécessaire d’installer un serveur informatique car pas moins de 40 000 plans doivent être gérés !

Dans sa phase actuelle le chantier compte pas moins de 500 personnes et le chiffre atteindra 1 000 au plus fort de la réalisation. Ce qui fait du site la 9ème plus grande entreprise en effectifs en Auvergne ! Rien que pour le chantier, il faut créer un parking de 250 places et peut-être même en place un site de restauration.

En chiffres :

Surface 7 ha = 1 fois et demi la grande halle

+ parking 2,5 ha

565 lits

Coût : 213 M d’€

Financement
- 60 M l’Etat

- 60 M emprunt à la Banque Européenne

- 10 M emprunt à la Région

- 80 M autofinancement du CHU

Livraison : octobre 2009

L’ouverture du NHE va entraîner des changements importants : il y aura 1 500 employés lors de sa mise en service.

Les travaux de construction s’inscrivent dans une démarche « Haute Qualité Environnementale » : réutilisation de 95% des déchets et matériaux de démolition.

On l’appelle à tord le Pôle mère-enfant, il abritera en fait non seulement le Pôle mère-enfant de l’Hôtel Dieu, c’est-à-dire le service de pédiatrie et le service de gynécologie (300 lits sur 565), mais également le Pôle digestif, le Pôle médicochirurgical, bref, tous les grands pôles hébergés actuellement par le vétuste Hôtel Dieu. Les services ayant actuellement leur siège à l’Hôpital Montpied de St Jacques le conserveront.

La Faculté Dentaire va également déménager et sera adossée au NHE pour un budget supplémentaire de 15 M d’Euros.

Ce sera l’hôpital 0 papiers : à la place du « tableau des températures au pied du lit », il y aura un ordinateur. Chaque médecin grâce à son Pocket PC et visualisera à l’instant T toutes les données de tous les patients de son service.

Le bâtiment s’élèvera sur 4, 5 étages maximum. Une des principales particularités viendra du fait que 3 types de flux seront aménagés. Un dédié aux malades et soignants, l’autre aux visiteurs, le troisième aux techniciens.

Mais le site d’Estaing ce n’est pas seulement le Nouvel Hôpital. Le site d’Estaing c’est 14 ha, 7 ha pour l’hôpital, 7 ha dédiés à du logement et du tertiaire. Soit 7 ha pour une grande opération d’urbanisation, l’équivalent de 2 fois le Carré Jaude, 400 logements (environ 1 000 personnes) du tertiaire, des commerces, des services et un parc de 1 ha à 1,5 ha.

Et ce n’est pas tout, de part et d’autre de ce site, dans un rayon de moins de 500 mètres, des dizaines d’ha vont se libérer : c’est en particulier le cas des emprises de la SNCF, du site des abattoirs, voire des installations du 92ème RI. Autant dire qu’il s’agit là d’une véritable mutation urbaine de toute la partie Sud de Montferrand qui est située selon la carte électorale dans le canton Est.

Avec l’aménagement du site d’Estaing, c’est la modernité qui arrive à Montferrand, c’est l’informatique qui vient tutoyer le moyen âge, c’est également un vaste défi à relever au plan de l’absorption d’une nouvelle population se chiffrant à plusieurs milliers d’habitants.

L’hôtel de Région, lui sera situé face au Musée d’Art Roger Quillot, (en lieu et place de l’ancien Bricomarché), il sera construit sur un terrain de 1,5 ha, et s’étalera sur 15 000 m² de surface. Une construction dans le plus pur style « développement durable », une ossature de bois reposant sur un socle en béton et de pierres basaltiques de Volvic, enveloppé de verre et de bois.

Coût de la construction : 50 M d’€. Elle a été rendue nécessaire d’une part par le coût très élevé de la multiplication de la location des sites (850 000 € / an) et du fait de l’augmentation de personnel inhérent à la décentralisation.

Ce sont 700 personnes qui travailleront sur le site et peut-être plus, on parle de 2 000, si la décentralisation se poursuit. Il est d’ailleurs prévu de réaliser éventuellement plus tard des extensions. Montferrand bouge, s’agrandit, se modernise et s’embellit.

Je crois que c’est le quartier où, à l’avenir, beaucoup de Clermontois souhaiteront vivre.