Scrutin du 3 avril 2006 : Une lourde défaite pour l’UNAPL.

Destiné à simplifier les démarches administratives, le RSI est né de la fusion des trois caisses de santé et de retraite des artisans, commerçants et professions libérales : CMR, AVA et Organic.

Pour la section des professions libérales, les candidats présentés par la Chambre Nationale des Professions Libérales sont les grands gagnants de ce scrutin. Ils raflent tous les postes à l’exception de 4 (un actif* et trois retraités UNAPL).

Plusieurs raisons expliquent cette déroute de l’UNAPL.

La première est une absence de campagne de l’UNAPL. Mis à part quelques courriels et un mailing, il n’y a pas eu de campagne digne de ce nom.

De plus les arguments et slogans n’étaient ni percutants, ni convaincants. Les Régions n’ont pas fait de campagne de proximité.

Dans le même temps « Les Chambres » ont mené une campagne agressive, moderne et de parfaite mauvaise foi.

Agressive, elle l’a été dans le ton de ses écrits. Ces derniers ne pouvaient laisser indifférents.

Moderne, elle l’a été par l’excellente utilisation de fichiers informatiques faite par les Chambres et notamment l’envoi en masse de mails en direction de certaines professions comme les Avocats, les Pharmaciens et l es Experts Comptables.

La mauvaise foi a été le maître mot de cette campagne. L’on a cherché à faire croire « tout et n’importe quoi » aux professionnels libéraux.

Bref une minorité mobilisée a réussi à battre une majorité désintéressée.

Les conséquences de ce scrutin sont réelles, et il serait aujourd’hui fort dommageable de les sous-estimer. Il est incontestable que l’UNAPL va beaucoup perdre en terme d’image et de représentativité.

Il faut néanmoins prendre en compte certains points :

- ce scrutin n’intéressait que 48 % des Professionnels Libéraux et seulement 25 % de cette fraction s’est réellement exprimé,

- des recours en annulation vont être formés par l’UNAPL,

- les mauvais résultats de ces élections affectent indistinctement toutes les régions (même les plus actives, je pense notamment à la Région Languedoc Roussillon).

En Auvergne, pour l’ensemble du RSI, onze listes étaient concurrentes : cinq pour le collège commerçants, quatre pour le collège artisans et donc deux pour le collège profession libérales. Le nouveau Conseil d’Administration est composé de 34 membres. Il s’est choisi pour président Serge Bagel affilié à l’UPA (Union Professionnelle Artisanale).

Le RSI va singulièrement simplifier la tâche de ses adhérents. Dans un seul lieu (une agence ou une permanence dans tous les chefs-lieux), ces derniers pourront recueillir des informations sur leur retraite de base et complémentaire, la retraite de leur conjoint, la couverture maladie personnelle et familiale, la couverture d’invalidité ou sur les cotisations de chef d’entreprise.