Le blog de Jean Pierre Brenas

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mercredi 4 janvier 2012

Vœux

Mes premières pensées sont pour celles et ceux qui sont seuls, qui souffrent, qui sont touchés par la maladie, le chômage ou la précarité.

Je leur souhaite pour 2012, force, courage et réconfort.

Comme l’ensemble du pays, Clermont est touché par la crise économique.
Les Clermontois rencontrent de graves difficultés dans leur quotidien.
Plus que jamais en 2012, la ville devra être à leurs côtés. Elle devra plus les soutenir, et les accompagner pour passer ce cap difficile.

En matière d’emploi, la ville ne doit pas se dérober. De nombreux projets sont en souffrance. Nos entreprises du bâtiment et des travaux publics n’attendent qu’un signal. Les chantiers doivent démarrer. Il en manque pas… je pense surtout à celui du site de l’Hôtel Dieu.

L’accès au logement, notamment social, doit être plus transparent et plus juste. Trop de familles Clermontoises en sont écartées. Il est grand temps de remettre de l’équité et de la justice dans son accès.

Les transports publics ont souffert de nombreuses perturbations en 2012. Les Clermontois ont été gravement pénalisés par des grèves à répétition liées à un conflit qui trouve son origine dans une guerre socialo-socialiste.
Une solution pérenne, qui préserve à la fois les intérêts des salariés de la T2C et la qualité du service public doit être trouvée. Dans tous les cas, le service minimum doit être appliqué.

Emploi, logement, transports, voici les priorités sur lesquelles je serai extrêmement vigilant pour les Clermontois en 2012. En période de crise, ces vieux fondamentaux sont plus que jamais d’actualité.

Bonne et heureuse année 2012 à tous !

lundi 19 décembre 2011

Quelques éléments de mon intervention lors du Conseil Municipal du 15 décembre 2012, à propos du vote du budget

Nous apprécions de pouvoir examiner, débattre et voter le budget 2012 avant le début de l'année.

En volume global, il est en hausse légère de 2,8%, mais ses grandes masse révèlent une progression du fonctionnement au détriment de l'investissement.

Ce budget est déconnecté des réalités, il est dépressif dans son volet investissement et prospère dans sa dépense courante.

Déconnecté des réalités,

il l'est par l'indifférence manifestée à l'égard de la crise économique et du changement de monde auquel nous assistons. Sa logique budgétaire est à contre sens de la crise qui secoue la planète. Il s'inscrit dans une espèce de fuite en avant.

Alors que le pays connaît la pire crise économique que nous ayons connu depuis 1929, que le pays connaît un niveau d'endettement exceptionnel (1693 Milliards d'Euro , que le risque de devoir emprunter à des taux élevés n'a jamais été aussi grand et que la priorité des priorités partout en Europe et dans le monde est à la réduction de l'endettement, des déficits et donc de la dépense publique, Clermont fonctionne toujours sur un modèle aujourd'hui obsolète et même dangereux.

Notre dette se situe a un niveau maximal (près de 200 Millions d'Euro), nos dépenses de fonctionnement restent invariablement et inexorablement orientées a la hausse, et nos impôts s'alourdissent chaque année un peu plus.

Rappel: entre 2008 et 2012, au prix de gros efforts, dans le cadre de la RGPP, l'Etat a supprime 150 000 postes de fonctionnaires, entre 2002 et 2009, les collectivités, elles, en ont crée 262 500!
Ors, il n'y a pas d'un côte les collectivités et de l'autre l'Etat. Les agences de notations ne font pas de distinction entre la dette de l'Etat et celles des collectivités.

Quelques chiffres: les dépenses de fonctionnement prévues pour l'exercice 2012 sont en progression de 3 Millions d'Euro.
Au cours des 4 dernières années, les dépenses de fonctionnement par habitant ont progressé de 55 Euro, alors que dans le même temps, la moyenne des villes comparables les a réduit de 20 Euro.
Dans la progression de ses charges de personnel, Clermont a même dépassé les villes de sa strate.

Nous connaissons votre rhétorique. l'Etat, responsable de tous les maux, de toutes nos difficultés, l'Etat cherche à étrangler les collectivités.

Qu'en est-il réellement ?

Même si nous aurions préféré qu'il en soit autrement, nous partageons et assumons cette idée que les collectivités doivent participer à l'effort National.
Le gel des dotations à été décidé pour les années 2011 2014 par la loi de programmation votée fin 2010. Ce n'est pas une surprise, beaucoup de collectivités se sont préparées et ont anticipé.
Paris a réduit ses dépenses de fonctionnement de plusieurs dizaines de millions d'Euro, frais d'études, communication, de nombreux postes ont été rabotés.
Nous pourrions également citer Rennes qui a fait sa propre révolution intellectuelle et qui aujourd'hui en réorganisant totalement son administration, sans douleur, sans drame, à réalisé d'importantes économies budgétaires.

La réalité, c'est que l'Etat s'endette pour financer les dotations qu'il nous verse. Pour l'Etat, les collectivités représentent 20% de la dépense publique.
Ors aujourd'hui, nous ne pouvons plus alourdir cette dette.


Face à cette situation. Il y a 2 attitudes.
Celle de l'autruche. Et puis celle qui consiste à regarder en face la réalité et réduire la voilure en dépenses de fonctionnement de façon à maintenir nos investissements.

Lors du précédent débat d'orientation budgétaire, Monsieur l'Adjoint aux finances déclarait: " Le service public, en régie directe, même si nous devons y consacrer un budget plus important, nous l'assumons, car les Clermontois sont attachés à ce service de proximité." Et bien non, Monsieur Bardot, les Clermontois sont attachés au service le meilleur, au moindre coût.

2/ La hausse les impôts locaux : la solution de facilité.

A Clermont, les impôts ont doublé en 10 ans.

Quand on ne peut voter un budget en déficit et lorsque la dette atteint son maximum, il ne reste plus que le recours à l'impôt.

Votre incapacité à maîtriser les charges de fonctionnement et les dépenses courantes, les Clermontois la paye cash. Vous allez leur imposer un nouveau matraquage fiscal.

Compte tenu de la crise économique et malgré les efforts de l'Etat qui ont permis au pays de plutôt mieux s'en sortir que ses voisins Européens, les dépenses obligatoires (loyers, assurances, énergie) vont encore croître.
Le Conseil d'Etat ayant retoqué le gel du prix du gaz, celui-ci va augmenter de 4,4%.

Dans ce contexte économique extrêmement difficile pour nos compatriotes et pour nous tous, décider d'une hausse de la fiscalité locale de 4% est un bien mauvais tour joué aux Clermontois.
Cette nouvelle hausse est ni juste, ni justifiée.
Elle est le prix de votre incapacité à remettre en question une gestion dépassée.
S'ils sont attachés à un service proximité, les Clermontois sont aussi, et surtout, attachés à une gestion qui préserve leur pouvoir d'achat!

3/ Une collectivité qui n'investit pas est une collectivité qui n'avance pas.

En terme d'investissement, nous voilà revenus aux programmes low-cost des années 70. Nous sommes face a une chute sans précédent des dépenses d'équipement.
De 63 M à 38M d'Euro, soit un recul entre 2009 et cette année de 40% (chiffres DOB).

Notre position :

Un budget moderne :

optimise les dépenses, gèle la fiscalité et préserve des capacités d'investissement.

1/ Optimise les dépenses :

Nous devons opter pour la culture de l’optimisation
Chacun d’entre nous, élus, responsable de services, agents, devons nous imprégner de cette culture de l’optimisation.

Il n’est jamais simple de changer des habitudes mais lorsque il y va de la gestion de l’argent public, alors notre devoir est de tout mettre en œuvre pour atteindre nos objectifs. L’on ne nous fera jamais croire que sur 189 millions de fonctionnement, il n’est pas possible de dégager des marges d’économies.

Nous avons besoin d'une réforme générale des politiques publiques locales. Celle-ci consistera à réaliser une étude globale de l’administration Municipale.
En étroite collaboration et dans une franche concertation avec les organisations syndicales et les Directions des services, il conviendrait de redéfinir missions et objectifs.

Notre environnement financier change, il se complique, notre mode même de financement est menacé.
« 2012 va être très très dur pour les collectivités locales » a déclaré Philippe LAURENT Président de la commission des finances de l’Association des Maires de France (AMF)

  1. Dexia (40% du marché du financement des collectivités) est en cours de démantèlement.
  2. La prochaine mise en place de normes réglementaires (Bâle III) seront défavorables aux crédits à long terme, ceux justement dont les collectivités ont besoin.
  3. A cause de la crise, les liquidités sont plus difficiles à trouver.
  4. La création d’une agence de financement reposant sur l’émission obligatoire directe auprès des marchés ne sera fonctionnelle au mieux fin 2012.


2/ Gèle la fiscalité

Vous recourrez aux impôts pour financer ce que vous n'avez su économiser. Les Clermontois n'en peuvent plus de ces hausses que vous leur imposer. Cessez de les matraquer !

3/ Préserve des capacités d'investissement :

Clermont a besoin d'un grand projet urbanistique.
Nous voudrions savoir combien d'années nous allons devoir encore attendre pour voir le début du commencement du premier coup de pioche sur le site de l'Hôtel Dieu.
Vous nous direz à quoi correspondent ces nouvelles et énièmes études sur l'aménagement du site : 261 400 Euros sont en effet inscrits au Budget primitif.

Pour toutes ces raisons,

Parce qu'il ne s'inscrit pas dans une démarche d'optimisation, parce qu'il va amputer lourdement le pouvoir d'achat des Clermontois et parce que 2012 sera une année perdue en terme de d'investissement, le groupe UMP ne votera pas le budget de l'année 2012.

mardi 13 décembre 2011

En direct du Palais d'Iéna

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Nicolas Sarkozy :" Installation des professionnels de santé, je ne veux pas de mesures de coercition."

Lundi matin, en marge des Assises Nationales des Professions Libérales (Palais d'Iéna), au cours desquelles nous avons reçu le Président de la République, je débattais sur le thème du rôle des Professions Libérales dans les zones rurales. 383649_2771439774963_1527060215_2818940_514837634_n.jpg

Rendez nous notre gare de Lyon !

C'était dimanche à Paris, le Maire et moi avons manifesté aux côtés de Claude Malhuret et Pierre-André Perissol.

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Des élus auvergnats dénoncent "l'enterrement des trains" en gare de Bercy : retrouvez les articles de Libération et du Figaro en cliquant sur les liens suivants :
Article de Libération
Article du Figaro

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